Que préfère-t-il dans la chasteté masculine ? Ces séances d’intense excitation suivies d’un déni d’orgasme, ne pas jouir après avoir fait jouir sa compagne ? Où est-ce le contrôle qu’il abandonne sur sa vie sexuelle ?

Dans les faits, jouir où ne pas jouir n’est pas important en soi. Bien entendu, toutes les cellules de son corps veulent jouir à l’issue d’un rapport sexuel, elles veulent jouir et opposent à sa volonté un choix cornélien : satisfaire ses instincts où souffrir et rester chaste un peu plus longtemps. À cet instant précis, il est très difficile d’avoir la volonté de ne pas jouir, il ne suffirait de pas grand-chose, un mouvement de plus, quelques minutes et la libération salvatrice. Ce sont des sentiments très forts, des impressions très intenses à vivre et tout homme qui ne les a pas connus est à plaindre.

Mais ce que recherchent ces hommes avant tout, c’est la perte du contrôle, le fait de laisser à leur compagne ce choix de jouissance ou d’abstinence lorsque cette question se pose. Parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas la volonté de le faire seul, qu’ils ne pensent plus comme il faut pour se raisonner. En confiant cette question à leur compagne, ils savent qu’un esprit peut-être plus calme pourra décider de façon plus appropriée.

Lorsqu’il est prêt à jouir, là, étendu à l’extrême limite. Qu’il a tout donné et qu’il pourrait jouir à son tour. Il souffre, car ne pas jouir en grand état d’excitation est véritablement une souffrance physique et morale, la solution la plus simple serait de le libérer, de faire ces quelques mouvements, de donner ces quelques minutes qui vont le libérer. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il veut. Il vous supplie de le laisser jouir mais il espère que vous lui refuserez ce droit une fois encore.

Mes dames, n’oubliez pas qu’en acceptant le contrôle de sa vie sexuelle, vous acceptez d’utiliser ce contrôle et donc de ne pas toujours faire le choix qu’il ferait lui même. Croyez-le, quoi que vous choisissiez, il aimera cela.