Des hormones en concurrence

Comme déjà évoqué, la façon font le taux de dopamine et de prolactine évolue pendant et après l’orgasme est très différent chez l’homme que chez la femme.

Chez l’homme, la courbe de l’évolution du taux de dopamine pendant l’excitation sexuelle, l’orgasme et après l’orgasme à une forme en dents de scie. Il y a une augmentation progressive pendant l’excitation sexuelle, puis une forte ascension à l’approche de l’orgasme. Pendant l’orgasme, la courbe est quasi verticale. Et, c’est ce flash soudain de dopamine qui est ressenti par les hommes comme un plaisir intense. Ce paroxysme extatique ne dure que cinq à dix secondes en général. Quatre à douze contractions éjaculatoires espacées d’environ 0,8 seconde, d’après Masters et Johnson.

Cette explosion de dopamine entre en concurrence avec une rafale simultanée de prolactine. Celle-ci provoque une chute brutale du niveau de dopamine après l’orgasme. Le résultat de ce duel d’hormones, juste quelques minutes après l’orgasme, est un niveau de dopamine qui chute bien en dessous de son niveau avant le début de l’excitation sexuelle. Avec, en parallèle, un taux élevé de prolactine qui persiste au-dessus de son niveau normal jusqu’à deux semaines !

Pour les femmes, le tableau est tout autre. Leurs niveaux de dopamine sont largement influencés par leurs cycles menstruels. La courbe du taux de dopamine chez la femme est donc plus douce. En forme de vagues arrondies, avec des montées et des descentes graduelles. Pendant l’excitation sexuelle, son niveau de dopamine monte par paliers, d’où l’importance des préliminaires pour la femme. Pendant l’orgasme, le taux connaît un pic, mais ne diminue pas aussi radicalement que chez l’homme, redescendant lentement et progressivement.

L’influence des hormones

Après avoir détaillé le cycle de ces hormones, regardons de plus près leur influence sur l’humeur et les sentiments dans la vie quotidienne.

  • DOPAMINE

Un taux normal à élevé produit : motivation, bien-être, plaisir d’accomplir des tâches, bonne libido, optimisme, plaisir d’être en société ; mais aussi, désir de communication, choix pertinents.

Tandis qu’un faible taux provoque un manque d’envie et d’ambition, une incapacité à aimer, une baisse de la libido ; ou encore, dépression, asthénie, égoïsme, jugement faussé ou anxiété sociale.

  • PROLACTINE

Les symptômes d’un taux élevé sont : léthargie, perte de libido, dépression, irritabilité, testostérone en baisse, prise de poids, pessimisme.

Au contraire, un taux faible génère le désir sexuel, l’amour pour sa partenaire et l’envie de partager.

  • OCYTOCINE

Un taux élevé d’Ocytocine sera la source de la dévotion masculine amplifiée par la chasteté masculine contrôlée au sein du couple
Molécule d’ocytocine.

Un taux normal à élevé d’ocytocine sera l’origine d’un sentiment d’attachement fort, désir, dévotion et connexion à l’autre. De plus, il augmente la réceptivité sexuelle, il engendre des bénéfices pour la santé (pression artérielle faible, meilleure circulation sanguine). Mais aussi une impression positive augmentée (envie de responsabilité) ou encore moins d’envies et d’addictions inadaptées.

À l’inverse, un faible taux aura pour conséquence l’absence d’envie d’attachement, de dévotion ou de connexion avec les autres. Ou encore la cause du manque d’envie, y compris sexuelle, de la dépression et d’un système immunitaire affaibli.

Éjaculation fréquente : un cercle vicieux

Maintenant, prenons l’exemple d’un couple dans la moyenne, d’âge mûr, marié, faisant l’amour jusqu’à l’orgasme de l’homme environ deux fois par semaine, la femme atteignant l’orgasme une fois sur deux — hypothèse réaliste !

Pour l’homme, c’est une marée montante et descendante de dopamine (plaisir) et de prolactine (satiété) ; d’autant plus difficile à contrôler que le dernier orgasme de l’homme est proche. Pour compenser cela, il va chercher à remonter son taux de dopamine pour se sentir à nouveau bien.

Pour y parvenir, il va reproduire des situations que son cerveau connait déjà pour augmenter son niveau de dopamine. Cela peut inclure l’excès de nourriture ou d’alcool, la consommation de drogues (légales ou pas), un comportement quotidien à risque. Ou encore, des activités inavouables auprès de sa partenaire telles que la masturbation, la consommation de porno ou l’adultère.

Avec la persistance de la prolactine dans le cerveau après chaque orgasme, un homme qui éjacule ou se masturbe souvent est constamment maintenu dans un cercle vicieux. Car il ne retrouve jamais un niveau normal de dopamine. De ce fait, il est incapable de maintenir un lien émotionnel constant avec sa femme.

Pour la femme de ce couple, son niveau de dopamine est largement contrôlé par son cycle menstruel. Elle éprouve des montées et des descentes de son taux de façon progressives au cours de l’acte sexuel. Son taux redescend lentement avant de revenir à son niveau normal. Cela contribue à une sensation de bien-être. Elle ne subit pas une brusque chute de désir comme son mari. La fameuse et désolante « déprime post éjaculatoire ».

La période réfractaire de dévotion

Après l’orgasme, l’homme connaît une période pendant laquelle il est physiologiquement incapable d’obtenir une nouvelle érection. Ce que l’on appelle la période réfractaire. Celle-ci peut durer de quelques minutes, pour un homme jeune, à plusieurs jours, pour un homme plus âgé.

Par analogie, la période réfractaire de dévolution est la phase pendant laquelle l’homme perd toute dévotion et intérêt à la chasteté masculine. Plus précisément, c’est la période de récupération qu’il lui est nécessaire pour retrouver un niveau normal de dopamine et d’oxyctocine. La durée de celle-ci dépend bien sûr de chaque individu, chaque partenaire devra déterminer celle de son homme.

Dans la majorité des cas, le couple peut s’attendre à une ou deux semaines de perte de désir, d’attention et de dévotion de la part du partenaire après chacun de ses orgasmes.

Le contrôle de l’orgasme et la chasteté masculine

Tease & Denial pour intensifier la dévotion de votre partenaire
Jeu de Tease & Denial

En optant pour le contrôle des orgasmes, le partenaire n’a plus d’orgasme pendant sa période de récupération. Son taux de dopamine est, alors, en constante augmentation, bien au-delà de son taux normal, et ceux aussi longtemps qu’il ne jouit pas. D’autre part, il n’a plus à faire face à la montée de la prolactine qui « efface » sa dopamine.

L’homme chaste retrouve alors, en une semaine ou deux, un niveau normal de dopamine. Et, plus la période de déni sera longue, plus son niveau de dopamine augmentera. C’est le privilège de la chasteté d’être efficace avec le temps.

Les jeux de Tease & Denial sont un excellent moyen de booster son taux de dopamine, particulièrement s’il est amené à la limite de l’orgasme. De plus, la contrainte imposée par le port permanent de la cage de chasteté accentuera l’augmentation de dopamine. En effet, celle-ci maintiendra son niveau d’excitation et lui rappellera continuellement qu’il a remis le contrôle de ses orgasmes à sa partenaire.

3 Commentaires

  1. Bonjour,

    J’ai trouvé l’article très intéressant. Merci beaucoup.
    Cela apporte un élément scientifique (à la portée de chacun) à ce que j’ai pu constater par moi-même [à quelques écarts près (en particulier sur les durées, et qui doivent bien naturellement dépendre de chaque personne d’un point de vue physiologique…)].

    J’ai quelques questions par ailleurs …
    – Est il possible d’améliorer le taux d’ocytocine (d’un point de vue naturel (alimentation…) et/ou médicamenteux) ?
    – Par ailleurs, est ce qu’un orgasme ruiné (pour un homme) a un impact sur l’afflux de prolactine par rapport à un orgasme abouti ?

    je vous remercie par avance,

    Andrea (Homme, 45 ans)