Je reçoit pas mal de ques­tion de femmes qui s’interroge au sujet de la mas­tur­ba­tion mas­cu­line au sein du cou­ple. Au lieu de répon­dre indi­vidu­elle­ment à cha­cune j’ai rédigée ce bil­let pour apporter mon point de vue.

Je viens de sur­pren­dre mon mari en train de se mas­turber sous la douche, je me sens assez mal. Je ne sais pas quoi penser. Aidez-moi !

Je voudrais vous par­ler de quelque chose que je n’arrive pas à com­pren­dre et encore moins à accepter, j’ai décou­vert que mon mec se bran­le en regar­dant toutes sortes de vidéos pornos et oui même quand je suis là. Ce qui me fait le plus mal, ce qui me choque est que je suis tou­jours par­tant pour faire l’amour. Il sait que je suis assez ouverte en ce qui con­cerne notre sex­u­al­ité. […] Je ne sais plus quoi penser. Com­ment faire pour accepter cela ?

Masturbation : un homme qui branle son pénis circoncis
Le plaisir soli­taire est une pra­tique répan­due : 97 % des hommes l’ont pra­tiqué au cours de leur vie.

Ceci est le témoignage de deux femmes par­mi tant d’autres. Pour une jeune femme ou une femme qui décou­vre que son petit-ami (copain, mari, amant, parte­naire, peut importe com­ment vous l’appelez) pra­tique l’onanisme, cela peut être une expéri­ence décon­cer­tante. Il suf­fit de taper « mon copain se mas­turbe » dans votre moteur de recherche pour tomber sur une pro­fu­sion de mes­sages de femmes qui s’interroge sur cette pra­tique. Cer­taines ne com­pren­nent pas, d’autres n’acceptent pas, par­fois elles se sen­tent trahies, écœurées, vexées…

Je vous con­seille d’en dis­cuter avec votre parte­naire. Le sujet peut être déli­cat à abor­der. Choi­sis­sez le moment oppor­tun. Prenez le temps de lui faire com­pren­dre votre ressen­tie même s’il y a des sen­ti­ments qu’on ne peut exprimer avec des mots. Deman­dez-lui qui s’explique. Cet acte est dif­fi­cile­ment jus­ti­fi­able pour un homme, il aura tout le mal du monde à vous fournir une expli­ca­tion val­able. Il vous servi­ra des répons­es toutes faites, qui se résumeront à « j’étais excité », « c’est nor­mal, tous les mecs font ça », « j’en avais envie ».

N’ayant pas obtenu de réponse sat­is­faisante de votre parte­naire, vous en par­lerez à une amie ou vous vous rabat­trez sur inter­net, où les sites pour jus­ti­fi­er la mas­tur­ba­tion pul­lu­lent.

LES RAISONS INVOQUÉES POUR JUSTIFIER LA MASTURBATION MASCULINE DANS LE COUPLE

Une réponse qui revient de façon récur­rente lorsqu’on abor­de la prob­lé­ma­tique de la mas­tur­ba­tion mas­cu­line au sein d’un cou­ple est :

C’est normal (c’est naturel), tous les mecs font ça.

Mais qu’est-ce que la nor­mal­ité, et par­ti­c­ulière­ment dans le cou­ple ? Nor­mal, veut-il dire banal ? Ou comme les autres, quels autres et com­ment vivent-ils eux ? Les notions de « nor­mal » et de « naturel » sont dif­fi­ciles à inté­gr­er dans la dynamique de la recherche de l’harmonie d’un cou­ple, har­monie qui se réflé­chit, qui s’apprend, qui s’installe tout au long de la vie du cou­ple. La nor­mal­ité n’est pas dans l’harmonie, elle n’est pas non plus dans le chemin qui y con­duit. La nor­mal­ité est sim­ple­ment dans la prise de con­science de ce phénomène. Il est nor­mal que je pense que le but que je veux attein­dre est unique et orig­i­nal. Mon cou­ple est unique et orig­i­nal.

De plus l’affirmation que tous les hommes se mas­turbent est fausse. Certes, la mas­tur­ba­tion mas­cu­line est une pra­tique courante et répan­due, plus de 90 % des hommes ont con­nu au moins une fois cette activ­ité à un moment ou à un autre dans leur vie et en ce qui con­cerne les hommes en cou­ples 62 % la pra­ti­queraient de manière régulière.

Beaucoup justifieront la masturbation d’un homme en couple par « Cela lui permet de mieux connaitre son corps ».

La mas­tur­ba­tion est effec­tive­ment une manière d’explorer son corps. C’est ce qui se passe chez un bébé lors qu’il s’amuse à tir­er sur son zizi en érec­tion. Il est en pleine phase d’éveil et d’exploration de son corps. À l’adolescence, quand la puberté s’en mêle, de nom­breux change­ments vont inter­venir. Le développe­ment des organes géni­taux, les érec­tions plus fréquentes et les pre­mières éjac­u­la­tions… La mas­tur­ba­tion est un moyen de décou­vrir ce nou­veau corps et de décou­vrir les plaisirs du sexe. La mas­tur­ba­tion est générale­ment le pre­mier acte sex­uel d’un garçon.

Mais à 20 ans ou plus tard, le garçon qui est devenu un homme con­nait son corps. La mas­tur­ba­tion est surtout un moyen facile et rapi­de pour lui de jouir.

Y’a pas de mal à se faire du bien. Les hommes se masturbent parce que c’est bon. C’est une façon d’arriver vite au plaisir, de la manière qu’ils connaissent le mieux, sans avoir à s’occuper de l’autre, sans objectif de performance.

Pensez-vous qu’une par­tie soli­taire avec madame cinq doigts est anodin ? Croyez-vous qu’il est nor­mal qu’un homme fasse quelque chose qui blesse sa parte­naire ?

Dans cette jus­ti­fi­ca­tion on peut relever :

  • une façon d’arriver vite au plaisir : nous en repar­lerons plus tard.
  • de la manière qu’ils con­nais­sent le mieux : n’est-il pas plus enrichissant d’explorer et de décou­vrir de nou­velles manières de par­venir au plaisir ? Il est vrai qu’en appli­quant une « recette » qui fonc­tionne on se garan­tit de par­venir à l’orgasme, jusqu’au jour où elle devient une rou­tine las­sante. Qu’en est-il de vos rap­ports, il joue la carte de la sécu­rité ou fait-il preuve par­fois de créa­tiv­ité ?
  • sans avoir à s’occuper de l’autre : est-ce une tare de s’occuper (et de se préoc­cu­per) de l’être aimé dans un cou­ple ? Au lieu de séduire, de don­ner envie à sa parte­naire, l’homme préfère s’adonner à sa basse besogne tous seul dans son coin pour en tir­er un plaisir soli­taire, égoïste. Cela va à l’encontre des principes d’un cou­ple uni par des liens amoureux et affec­tifs.
  • sans objec­tif de per­for­mance : sans par­ler néces­saire­ment de per­for­mance dans un cou­ple uni par de pro­fonds liens affec­tifs et amoureux, les rela­tions sex­uelles sont l’occasion de partager un moment intime dans lequel la femme et l’homme don­neront cha­cun le meilleur d’eux même pour que leurs rap­ports sex­uels soient les plus plaisants et les plus sat­is­faisants. Qu’en est-il pour un mec qui pra­tique la mas­tur­ba­tion, aus­si appelé le plaisir soli­taire ? Se soucie-t-il vrai­ment de ses per­for­mances ? Se préoc­cupe-t-il du plaisir qu’il donne à sa parte­naire ?
C’est un besoin physique, d’après de nombreux sites. Pour résumer rapidement, l’homme produit tout au long de sa vie des spermatozoïdes. La capacité de stockage étant limités, et en l’absence de relations sexuelles suffisantes il doit se masturber pour expulser « l’ancien » sperme afin de laisser la place à celui qui est « frais ». De plus lors de l’excitation la production de sperme est accélérée provoquant, si celle-ci n’aboutit pas à une éjaculation, à la congestion des testicules (boules bleues) provoquant des gonflements des testicules et une douleur insupportable.

La pro­duc­tion con­tin­ue des sper­ma­to­zoïdes s’appelle la sper­mato­genèse, ce proces­sus débute à la puberté, atteint son max­i­mum vers 20–30 ans, ralen­tit pro­gres­sive­ment vers la quar­an­taine, mais peut se pour­suiv­re jusqu’à un âge avancé. La durée de fab­ri­ca­tion d’un sper­ma­to­zoïde est env­i­ron 74 jours. Même dans le cas d’une exci­ta­tion intense ses boules ne seraient pas sat­urées immé­di­ate­ment.

De plus, Dame Nature a, à peu près, bien faite les choses, il n’existe aucune jus­ti­fi­ca­tion pour un homme de recourir à la mas­tur­ba­tion pour réguler son stock de sper­ma­to­zoïdes. La pro­duc­tion est autorégulée par les hor­mones qui ne per­me­t­tent pas la pro­duc­tion exces­sive de sper­ma­to­zoïdes. Ajou­tons à cela qu’un homme qui n’aura pas d’éjaculations « provo­quées » aurait des « émis­sions noc­turnes », appelées aus­si pol­lu­tion noc­turne, autrement dit des éjac­u­la­tions involon­taires qui se pro­duiraient pen­dant son som­meil.

C’est un moyen de décompresser. Pour certains hommes, la masturbation est aussi assez souvent utilisée comme un anxiolytique : chez un homme stressé, elle permet de faire baisser le niveau d’anxiété de manière naturelle et extrêmement efficace. Et, elle est bien moins dangereuse que les médicaments tranquillisants, le tabac ou l’alcool ! Entre nous, à choisir entre un loulou qui se paluche de temps à autre pour se calmer et un autre qui picole pour faire retomber le stress, vous prenez lequel ?

Lors de l’orgasme, dif­férentes hor­mones sont libérées naturelle­ment dans l’organisme. Elles con­tribuent au plaisir, à la relax­ation, à l’augmentation de la con­fi­ance, à l’attachement roman­tique, à la social­i­sa­tion… On pour­rait penser qu’un orgasme provo­qué par mas­tur­ba­tion est iden­tique à un orgasme obtenu lors d’une rela­tion sex­uelle avec un parte­naire. Or dans une étude menée par le Dr Stu­art Brody et Till­man Kruger il a été con­staté que lors d’un rap­port sex­uel il y a qua­tre fois plus d’hormones sécrétées que lors de la mas­tur­ba­tion. Mais surtout, ils ont mon­tré qu’il existe un impor­tant déséquili­bre entre les hor­mones sécrétées dans un orgasme mas­tur­ba­toire, avec une présence très élevée de dopamine. La dopamine est libérée par notre cerveau lors d’expérience asso­ciée au plaisir, en par­ti­c­uli­er lors de la con­som­ma­tion de drogues ou lors du plaisir sex­uel. Elle joue un rôle dans les addic­tions.

De plus, un homme « sous pres­sion » qui pra­tique la mas­tur­ba­tion comme un moyen anx­i­oly­tique n’est pas dans un sché­ma de con­struc­tion de recherche du plaisir sex­uel. Son objec­tif dans ce cas, pour par­ler cru­ment, est de cracher le plus rapi­de­ment pour faire baiss­er la pres­sion. Il faut bien com­pren­dre que ce n’est pas le fait de s’être vidé qui pro­cure cette sen­sa­tion d’apaisement, mais que c’est l‘éjaculation qui provoque une sécré­tion impor­tante de dopamine qui envahit le cerveau et lui pro­cure cette sen­sa­tion de soulage­ment et de plaisir. Nous l’avons déjà évo­qué la dopamine joue un rôle dans les addic­tions.

Cette habi­tude de mas­tur­ba­tion est dom­mage­able pour l’homme. En cas de stress il est capa­ble de jouir très rapi­de­ment, à peine une dizaine de sec­on­des suff­isent pour déclencher l’éjaculation. De plus avec la dopamine qui inter­vient le cerveau asso­cie ces « mas­tur­ba­tions rapi­des » à une véri­ta­ble con­struc­tion de recherche du plaisir sex­uel et con­di­tionne l’homme à éjac­uler rapi­de­ment. Si votre mec est un bran­leur expédi­tif, ne vous éton­nez pas qu’il soit aus­si un éjac­u­la­teur pré­coce inca­pable de fournir du plaisir lors d’une péné­tra­tion.

Bien que la mas­tur­ba­tion mas­cu­line est réputée pour ses ver­tus apaisantes, y avoir recours de manière exagérée et com­pul­sive dénote cer­taine­ment une hyper ner­vosité ou un tem­péra­ment anx­ieux. Dans ce cas, se bran­ler devient peut-être un symp­tôme de mal-être qu’il ne faut pas sous-estimer.

Pour­tant il existe un moyen sain de se faire plaisir et de faire retomber la pres­sion, une occu­pa­tion qui délivre les mêmes hor­mones que lors d’un orgasme dans un rap­port sex­uel : l’effort physique intense. Au lieu de gâch­er son temps et de ruin­er des mou­choirs en papi­er à se tripot­er la nouille votre mec ferait cer­taine­ment mieux de s’engager dans une activ­ité sportive. Un effort qui con­tribuera à le garder en bonne san­té, physique et morale, et aus­si à trans­former son bide en quelque chose de plus vir­il et sexy.

CONCLUSION

Les raisons invo­quées ci-dessus ten­tent d’expliquer la pra­tique de la mas­tur­ba­tion mas­cu­line. Or, dans le cas d’un homme en cou­ple et sex­uelle­ment sat­is­fait, il n’existe aucun motif qui peut la jus­ti­fiée, à juste titre si cette pra­tique vous dérange.

La réal­ité, est que la plu­part des hommes aus­si forts, vir­ils ou amoureux qu’ils soient sont tous sim­ple­ment faibles, lâch­es et inca­pables de retenir leurs pul­sions lorsqu’ils sen­tent l’envie d’éjaculer. Au lieu d’entreprendre un sché­ma de séduc­tion pour obtenir les faveurs de leurs parte­naires, cer­tains choisiront la solu­tion de facil­ité et d’immédiateté : la bran­lette. Une atti­tude égoïste, lâche et irre­spectueuse envers leur âme sœur.

LA SOLUTION

Ras­surez-vous mes chéries, il existe une solu­tion, un moyen sim­ple, pour que votre mec cesse ses mas­tur­ba­tions indésir­ables :

la CAGE DE CHASTETÉ

Une cage de chasteté est générale­ment con­sti­tuée d’un anneau de base qui passe dernière les tes­tic­ules, d’un tube dans lequel le pénis flasque est inséré et d’une broche de ver­rouil­lage pour fix­er solide­ment l’anneau et le tube ensem­ble. Un cade­nas per­met de ver­rouiller l’ensemble. Une fois, cor­recte­ment installer le pénis ne peut pas s’ériger au max­i­mum de sa taille et il ne peut pas être facile­ment stim­ulé.

fantasme cage de chasteté pour homme

Introduire le concept de la chasteté masculine et l’initier au port de la cage

Porter une cage de chasteté n’est certes pas un acte anodin et l’on peut penser qu’il est très dif­fi­cile, voire impos­si­ble de con­va­in­cre un homme qui n’a jamais enten­du par­ler de l’ustensile de s’engager dans cette voie. Vous serez bien sûr un peu inquiète — et s’il n’aimait pas du tout l’idée et l’objet et se braquait ? –, mais ne vous lais­sez pas envahir par le stress : présen­tez-lui l’affaire comme un jou­et sen­suel et sex­uel, la plu­part des hommes sont curieux et joueurs et ne recu­lent jamais devant une fan­taisie éro­tique, surtout si elle émane de leur com­pagne. Beau­coup d’hommes se plaig­nent du peu d’initiative ou d’imagination éro­tique de leur com­pagne, alors soyez bien per­suadée que votre ini­tia­tive lui fera porter un regard chargé d’un intérêt accru.

Pour ini­ti­er votre com­pagnon, choi­sis­sez une occa­sion spé­ciale, la Saint-Valentin, votre anniver­saire de ren­con­tre, le jour de son anniver­saire. Une date sym­bol­ique forte vous per­met en effet de faire pass­er votre propo­si­tion en douceur, et d’inciter mon­sieur à pren­dre votre désir davan­tage en con­sid­éra­tion qu’un jour ordi­naire. Pour argu­menter, dites que vous avez enten­du par­ler de cet acces­soire sur un forum féminin où des femmes s’échangent des idées de cadeaux pour adultes, (ou que vous avez lu un test à ce sujet). L’une d’elles avait offert ce genre de chose à son mari, plus par jeu qu’autre chose, et tous deux s’étaient bien amusés avec. N’en rajoutez pas trop cepen­dant, ne cherchez pas à vous jus­ti­fi­er puisque le pré­texte est qu’il s’agit avant tout d’un jeu. Ne soyez pas non plus trop pré­cise quant à vos inten­tions, surtout si vous envis­agez de la lui faire porter sur une péri­ode bien plus longue que le temps d’un jeu. Cela ris­querait de l’effrayer, et il serait ten­té de reculer avant même d’avoir essayé. Insis­tez plutôt sur l’idée de com­plic­ité éro­tique que l’utilisation de cet acces­soire peut ren­forcer dans votre cou­ple afin de boost­er votre libido un peu trop en som­meil à votre goût.

Don­nez-lui son cadeau en début de soirée. Une fois qu’il l’a débal­lé, pro­posez-lui de l’essayer. Une fois la cage posée, il ne vous reste plus qu’à ver­rouiller le dis­posi­tif de chasteté. Passez alors la clé dans une petite chaine que vous porterez autour du cou.

Main­tenant, votre homme doit s’imaginer se diriger vers la cham­bre à couch­er. Refusez. Dites-lui que vous devez vous pré­par­er pour la soirée qu’il a organ­isée, qu’il sera dom­mage de per­dre votre réser­va­tion au restau­rant. Changez de tenue, habillez-vous de manière ultra sexy, osez porter des vête­ments dans lesquels vous savez être une bombe sex­uelle à ces yeux. Essayez de trou­ver une tenue avec un décol­leté qui met­tra en évi­dence votre nou­veau pen­den­tif.

Pen­dant la soirée, amusez-vous de son regard et de l’attention qu’il vous porte. N’hésitez pas à le taquin­er en jouant dis­crète­ment avec la clé, ou à lui caress­er l’entrejambe (avec la main ou le pied). Alors que vous dis­cutez d’un tout autre sujet, relancez à plusieurs repris­es de manière soudaine le sujet de la cage. Vous pou­vez le faire de manière ambiguë en lui deman­dant par exem­ple « elle te gêne pas ? ». Si vous êtes à l’aise, vous pou­vez évo­quer le sujet de manière équiv­oque, alors qu’une tierce per­son­ne peut vous enten­dre, par exem­ple devant le serveur au restau­rant, dans le taxi du retour, ou sim­ple­ment dans la rue en lui deman­dant « Mon Chéri, est-ce que ta cage de chasteté te gêne ? »

Il sera cer­taine­ment mal à l’aise, mais cela ne fera qu’augmenter son exci­ta­tion.

Après cette longue soirée, imag­inez dans quel état d’excitation et de frus­tra­tion votre homme doit se sen­tir, il sera dis­posé à vous faire plaisir, à vous offrir un orgasme comme jamais il vous en a don­né.

La décou­verte de la chasteté mas­cu­line doit se faire pro­gres­sive­ment. Après avoir renou­velé plusieurs fois le scé­nario de la cage pour le temps d’une soirée, aug­menter la durée en lui faisant porter le soir et la nuit. Vous ne le libérez que le lende­main matin. Les pre­mières nuits sont générale­ment assez agitées pour les nou­veaux encagés à cause des érec­tions involon­taires qui se pro­duisent la nuit, mais ras­surez-vous il s’y habituera. Ensuite, faites-lui porter la cage pen­dant un week-end com­plet du ven­dre­di soir au lun­di matin. Après trois ou qua­tre week-ends, refusez-lui d’ouvrir le cade­nas. Allongez au fur à mesure la durée du port jusqu’à une semaine.

Rapi­de­ment, vous observerez des change­ments chez votre mec. Le but de la cage est de con­train­dre l’homme à une péri­ode de chasteté plus ou moins longue. La chasteté crée indé­ni­able­ment un sen­ti­ment de frus­tra­tion très fort. Cette frus­tra­tion rend le mec beau­coup plus atten­tif à sa femme. Plus la frus­tra­tion se pro­longe, plus le désir grandit. L’effet de manque qui exac­erbe le désir appa­raît au bout d’une semaine. C’est le moment idéal pour expli­quer à son homme ce qu’il doit faire ou ne pas faire pour devenir un com­pagnon par­fait. Faites-lui remar­quer que vous avez remar­qué un change­ment posi­tif chez lui. Dites-lui que vous êtes fières qu’il ait aban­don­né, pour vous, ses mas­tur­ba­tions.

Une fois la péri­ode d’adaptation à la cage de chasteté accom­plie et que vous avez dépassés le stade du jeu, vous devez trou­ver la péri­ode qui vous con­vient. Par exem­ple, vous pou­vez par­tir sur un cycle de 5 semaines avec une durée vari­able du port de la cage de 10 à 28 jours puis le reste sans la cage. Vous pou­vez aus­si déter­min­er l’intervalle de temps par le hasard ou par des jeux, ou bien déter­min­er un nom­bre max­i­mal d’orgasmes par mois, trimestre ou année.

Cer­tains, préférons opter pour un port per­ma­nent de la cage de chasteté — ce qui évite de devoir gér­er les péri­odes sans et avec la cage et empêche que l’homme s’habitue à ses péri­odes de « lib­erté » — dans ce cas là le dis­posi­tif est retiré unique­ment pour des ques­tions d’hygiène, de jeu sex­uel ou pour qu’il obtient un orgasme.

Nous avons expéri­men­té la chasteté mas­cu­line pen­dant quelques années avec une CB-6000, mon com­pagnon la por­tait alors de quelques jours à une, une semaine et demie. Trois ans après le début de nos jeux, je lui ai offert un dis­posi­tif de chasteté en métal sur mesure, ce fut l’avènement qui nous a intro­duit dans le proces­sus de la chasteté à long terme.

Aujourd’hui, mon com­pagnon porte sa cage de manière per­ma­nente et nous sommes passés en cinq années d’une ving­taine d’orgasmes par an à un max­i­mum de 8 par an. Soit un, une fois tous les 1,5 mois env­i­ron.

Peut importe de ce que vous con­vien­drez, mais sachez que la déci­sion finale doit revenir unique­ment à la femme et rap­pelez-vous de ne libérez votre homme qu’à bon escient, c’est à dire quand vous êtes sûre que c’est pour votre béné­fice à tous les deux. Et tant pis si vous vous sen­tez un peu égoïste, car soyez sûre que c’est ain­si — exigeante et dirigiste — que votre homme vous aime !

Nous avons reçu beau­coup de mes­sages de cou­ples. La prin­ci­pale moti­va­tion que nous obtenons, femmes et hommes con­fon­dus, pour l’utilisation d’un dis­posi­tif est d’empêcher la mas­tur­ba­tion non autorisée. Les femmes émet­tent générale­ment un regret, celui de ne pas l’avoir util­isée plus tôt.

LA CHASTETÉ MASCULINE AU SEIN DU COUPLE

1. Vous ne punis­sez pas votre homme : vous le pro­tégez de son absence, tout à fait nor­mal, de maîtrise de soi.

2. Vous ne lui refusez pas le plaisir sex­uel. En fait, quand vous le libérez vous lui offrez un rap­port vrai­ment épanouis­sant et un orgasme beau­coup plus intense.

3. Ne vous privez pas de la vie sex­uelle que vous méritez. Lorsqu’il est ver­rouil­lé, il utilis­era sa langue, ses doigts, des acces­soires… pour vous fournir la sat­is­fac­tion sex­uelle sur une base régulière. Et, dans le cas où vous souhaitez une rela­tion avec péné­tra­tion, il existe des tech­niques sat­is­faisantes qui vous combleront alors que votre com­pagnon restera chaste.

4. Votre petit-ami va cer­taine­ment pré­ten­dre que les hommes sont besoin d’avoir des éjac­u­la­tions très régulière­ment pour rester en bonne san­té. Ceci est totale­ment faux. Et, sachez que vous pou­vez très bien faire éjac­uler un homme sans que celui-ci n’ait d’orgasme, ni même d’érection.

5. Fini cette époque où la cage de chasteté était con­finée au milieu SM. La chasteté mas­cu­line est de plus en plus pop­u­laire, il suf­fit de faire une recherche sur inter­net pour voir le nom­bre de sites à ce sujet, même les médias en par­lent. De nom­breux cou­ples ont adop­té cet acces­soire. Cela n’a plus rien d’étrange ou de « déviant ». En fait, par­mi les cou­ples d’amis que vous fréquentez il est prob­a­ble que cer­tain-e‑s aient déjà enfer­mé le pénis de leur mec.

6. Un point très impor­tant, qu’on oublie facile­ment et qui pour­tant est la cause de bien des prob­lèmes de cou­ples : la dis­cus­sion dans le cou­ple sur sa vie sex­uelle. Pour met­tre en place le déni d’orgasme et la chasteté mas­cu­line au sein du cou­ple, vous devez par­ler, vous devez vous exprimer et vous com­pren­dre. Savoir ce que l’un et l’autre veu­lent.

7.  Une fois la péri­ode d’adaptation à la cage de chasteté accom­plie, et si tel est votre souhait, il est tout à fait envis­age­able que vous con­trôliez et lim­i­tiez stricte­ment ses orgasmes (et ses érec­tions) en lui pro­posant de porter le dis­posi­tif pour une durée de trois ou qua­tre semaines, voir un port per­ma­nent et de lui per­me­t­tre un orgasme une fois tous les mois.

8. Les femmes décou­vri­ons avec plaisir, qu’avec le port de la cage de chasteté, il est pos­si­ble de chang­er son homme en mieux pour le plaisir du cou­ple.

Au fil du temps, le port de la cage induit un change­ment dans le men­tal mas­culin, il devient moins prim­i­tif, moins rep­tilien. Con­traint par la cage, il ne peut plus pren­dre l’initiative, il est con­traint de sub­limer, de déploy­er des tré­sors d’imagination et de se décou­vrir des ressources insoupçon­nées pour sat­is­faire sa copine et espér­er une libéra­tion.

Quant à mon­sieur, il trou­vera dans cette nou­velle façon de vivre le cou­ple un épanouisse­ment per­son­nel et du plaisir ; sat­is­fait et même fier d’être capa­ble de con­trôler ses plus bass­es pul­sions qui le dom­i­naient autre­fois.

Morgane
C’est mon petit-ami qui m’a fait découvrir la chasteté masculine lors de ma première année d’université, depuis j’en suis tombée amoureuse <3

Le jeu de la chasteté, et les choses qu’il me permet de faire aux garçons *ahem*, je veux dire avec les hommes est si érotiquement excitant pour moi. La chasteté masculine sous contrôle féminin, j’y pense, j’en rêve et je le fais tout le temps, c’est une véritable obsession :D

2 Commentaires

  1. Après un an de cage de chasteté, elle m’a avoué que ça l’agaçait par­ti­c­ulière­ment que je me mas­turbe seul, et que main­tenant, la cage l’avait ren­due sere­ine et plus sûre d’elle.
    De son côté, elle, elle n’a pas arrêté de se mas­turber seule pour autant … mais ça ne m’agace pas, au con­traire !

  2. Pour un ado­les­cent en pleine décou­verte de la sex­u­al­ité, il y a une action qui devrait être faite au moins deux ou trois fois dans sa vie pré-sex­uelle. Elle coûte un peu cher si elle est pra­tiquée exclu­sive­ment ou si la fréquence de mas­tur­ba­tion est plus que biheb­do­madaire. Elle con­siste à éjac­uler dans un préser­vatif. Cela a un dou­ble avan­tage. Le pre­mier est d’être un as de l’enfilage. Trou­ver immé­di­ate­ment le bon côté, avoir la posi­tion idéale des doigts pour dérouler le latex, défaire cor­recte­ment l’emballage. Tout ce qu’il restera à faire ensuite sera de trou­ver la per­son­ne avec qui partager ce savoir. Le sec­ond avan­tage est la pro­preté. Toutes les émis­sions par­tent dans le petit sac en latex. Il suf­fit ensuite de faire un nœud, ce qui nous fait revenir à la péd­a­gogie, puisqu’un préser­vatif doit être noué pour éviter que d’autres per­son­nes n’entrent en con­tact avec le sperme poten­tielle­ment con­t­a­m­iné. Cela aura égale­ment un avan­tage non nég­lige­able, mais un peu tor­du. Si le garçon a le courage d’égarer un préser­vatif rem­pli, puis noué, train­er dans sa cham­bre, ses amis auront pen­dant quelques instants l’impression qu’il a quelqu’un dans sa vie. Mais, rapi­de­ment après, ils réalis­eront que c’est impos­si­ble et trou­veront notre garçon un peu dégoû­tant.

    Ce texte est un extrait du bil­let “De la détresse du bran­leur après la bran­lette et de la mas­tur­ba­tion en général” d’Al­phoneix