Disons-le et clairement, dans ce courrier des lecteurs nous allons aborder un sujet qui est franchement borderline.

Nous avons reçu plusieurs courriers des lecteurs autour de cette question. En toute honnêteté, les premiers messages sont partis directement à la poubelle. Finalement, et face à l’instance d’Isabelle, je me suis résigné à répondre.

J’espère sincèrement que ma réponse permettra de clarifier, une bonne fois pour toutes, notre position face aux sujets traités sur notre site.

J’ai 42 ans, je suis mariée depuis 21 ans et en tant que fervente adepte de la suprématie féminine, nous pratiquons depuis une quinzaine d’années la gynarchie conjugale. Mon mari porte une cage de chasteté en permanence, une prison de Morgane, quel merveilleux objet que celui-là ! Outre le contrôle de ses orgasmes, je contrôle strictement les émissions de sperme de mon mari. En effet, je ne tolère aucune semence masculine pouvant salir mon sol.

Nous avons deux enfants, une fille de 17 ans et un fils de 14 ans. Nous avons une organisation très fonctionnelle et nous ne pratiquons pas notre style de vie devant eux.

Mon fils est devenu très curieux de la sexualité et le mois dernier, je suis passée à l’improviste chez moi pour récupérer un dossier. C’est là que je l’ai surpris dans le bureau occupé à regarder une vidéo pornographique sur l’ordinateur familial en train de se masturber. Il était si embarrassé, et je l’étais aussi.

Je l’ai fermement réprimandé, je l’ai envoyé faire ses devoirs et je lui ai dit que nous aurions une discussion sérieuse le soir même.

Ce qui m’a profondément choquée aussi, c’est qu’au lieu de profiter de son temps libre pour faire ses devoirs ou reviser ses cours — et pourtant il en a grandement besoin — manifestement, il préfère passer ses mercredis après-midi à s’astiquer, à en croire le nombre de mouchoirs en papier souillé de sa semence inutile abandonnée sur la table.

Après le diner, nous nous sommes réunis en conseil de famille. Nous lui avons parlé avec amour du respect de la règle d’interdiction de masturbation à la maison. Nous lui avons expliqué que si on l’attrapait à le refaire, il serait confondu et perdrait certains privilèges, comme de pouvoir jouer aux jeux vidéo.
Sa sœur lui a dit que s’il avait besoin de se défouler qu’il ferait mieux de faire du sport au lieu de se tripoter. Elle lui a fortement recommandé de contrôler ses pulsions sinon sa zigounette finira sous clé.
Nous avons décidé de mettre en place un contrôle parental sur tous les ordinateurs de la maison ainsi que sur son téléphone.

Depuis le conseil de famille et voyant que l’attitude de mon fils ne s’améliore pas, je repense à l’intervention de ma fille. Je me pose la question de mettre en cage de chasteté mon fils, comme je le fais avec son père. Serait-il criminel d’en faire porter une à mon fils ?

Isabelle

La réponse de Camille

Que vous fassiez porter une cage de chasteté à votre mari, que vous lui interdisiez la masturbation et que vous pratiquiez la gynarchie conjugale, je vous réponds « grand bien vous fasse ».

Qu’on s’amuse avec le SM, la domination, la chasteté, toussa, pas de problème ! C’est du sexe entre adultes, dans une relation entre personnes MAJEURES et CONSENTANTES. Du moment que chacun y prend plaisir, quelle objection pouvons-nous faire ? Et pour être honnête, j’approuve parfaitement le refus de la masturbation masculine au sein du couple et la pratique de la chasteté masculine.

La gynarchie, régime dans lequel le pouvoir est exercé par les femmes, ne se réduit pas aux mythes des Amazones
Les Amazones et guerrières sexy ont toujours fasciné les mâles

Je peux comprendre également vos interrogations sur la chasteté et le contrôle des orgasmes de votre fils adolescent. Cela correspond aux idées véhiculées dans l’univers folklorique de la suprématie féminine. Récupérée par certaines féministes extrémistes, celle-ci revendique la soumission aveugle et absolue des « mâles » envers les femmes. Ainsi, selon cette doctrine, la cage de chasteté doit être portée par le « mâle » tout au long de sa vie[1].

Cependant, et je vous le dis clairement, en ce qui me concerne je n’approuve absolument pas cette idéologie suprématiste.

On doit laisser nos enfants grandir et développer leur propres sexualité et opinion. Bien sûr la prévention et l’éducation sexuelle de vos enfants est de votre responsabilité en tant que parent. En revanche, en aucun cas vous ne pouvez ou devez les influencer et leur imposer votre style de vie.

Au lieu d’humilier et d’interdire la masturbation à votre fils, expliquez-lui plutôt qu’il s’agit d’un acte privé. Qu’il le fasse, bien que cela vous déplaise, dans l’intimité de sa chambre ou sous la douche et pas dans une pièce commune de la maison.

De plus, ce n’est pas en privant de la masturbation que vous donnerez le goût d’apprendre à vos enfants. Peut-être a-t-il besoin d’un soutien scolaire ou de plus d’encouragement de la part de ses parents ?

Et pour conclure, je vais répondre à votre question. Comme je l’ai déjà dit, s’amuser avec la chasteté entre personnes majeures et consentantes reste un jeu sexuel. Porter ou faire porter une cage de chasteté est donc un acte sexuel. Faire subir un acte sexuel non consenti s’appelle une agression sexuelle, et est punir par le Code pénal. Délit aggravé dans votre cas, d’une part parce que vous êtes sa mère, et d’autre part, car votre fils est mineur.

Enfin, certains fantasmes doivent rester ce qu’ils sont, et ce doivent être non agis. 

Note

  1. Lire à ce sujet « La solution Amazone », fiction particulièrement gratinée à base de Suprématie féminine.

5 Commentaires

  1. Souriez, nous vivons dans un monde formidable ❗
    Mais de là a ce qu’une mère enferme son fils dans la chasteté, car elle ne « tolère aucune semence masculine pourtant salir son sol » ?
    Je ne sais pas si cela relève du pénal, mais certainement de la psychiatrie !

  2. A défaut d’apporter une réponse à Isabelle, je réagit car le témoignage indirect de son fils soulève une question intéressante qui pourrait être ici résolue :

    que faire de la semence émise ?

    La laisser dans un mouchoir en papier est une technique peu originale et peu écologique. Celle-ci se relève assez ennuyante, s’il n’y a pas de poubelle à proximité et si des visiteurs passent à l’improviste. À moins de parvenir à feindre une grippe rapidement ?

    Ingérer la substance émise ne saurait choquer le sujet étant donné que son plus grand fantasme, à en croire les films pornographiques amateurs ou non, est que sa partenaire avale elle-même le sperme.

    D’après nos recherches et des tests effectués en présence d’huissiers, personne n’en est mort et le goût n’est certainement pas la pire chose qu’il nous soit arrivé de goûter.

    De là à le tartiner sur une biscotte comme le font les bandes de jeunes lors de leurs soirées pyjama est un gouffre à franchir sans contrainte, mais sans nécessité.

  3. Oui Camille confond tout. La chasteté masculine est « UN JEU SEXUEL » avant tout. Jamais elle ne concernera un adolescent où cela relève de la justice directement. Ce jeu ne peut se pratiquer que si les 2 partenaires s’aiment vraiment et que l’homme choisit de prouver son amour ainsi, rien de plus.

  4. Oui bien sur je parlais d’Isabelle… pas de Camille pardon à elle.
    Et puis je rajouterai que, puisque « cela ne peut se pratiquer que si les 2 partenaires s’aiment vraiment et que l’homme choisit de prouver son amour ainsi, rien de plus », toutes ces notions de suprématie féminine n’ont pas du sens. Aucune femme (même épouse) ne peut forcer son mari ou compagnon à mettre une cage de chasteté s’il en a pas envie…ou si, au bout d’un essai, il rejette la chose.