NEW YORK — Vous voulez garder une emprise très ser­rée sur votre bien-aimé ? Con­nectez-vous juste à Inter­net et com­man­dez une cein­ture de chasteté mod­erne.

Comme un con­tre­coup au Via­gra et à « Sex and the City », mais le sym­bole de la ver­tu vieux de plusieurs siè­cles fait un retour.

Plusieurs fab­ri­cants dont les promess­es de pureté recueil­lent l’attention crois­sante dis­ent que le dis­posi­tif n’est pas juste acheté comme une sorte de fétiche sex­uel. Les vendeurs affir­ment que les ventes sont les plus impor­tantes chez les clients qui sont engagés dans des rela­tions à long terme.

Paul Took­er, le pro­prié­taire d’Acces Denied, a déclaré que la plu­part de ses ventes de cein­tures mas­cu­lines (440 $) et des cein­tures féminines (375 $) sont des­tinées à des cou­ples qui veu­lent démon­tr­er leur fidél­ité.

Il pour­suit en dis­ant que ses clients ont com­mencé à don­ner à leurs parte­naires la clé de leur cein­ture de chasteté comme un signe de dévo­tion, un peu comme une alliance.

« Générale­ment, nous ne ven­dons pas à la per­son­ne qui veut porter une cein­ture de chasteté pen­dant deux heures un same­di soir, mais aux per­son­nes dans les petites villes de l’Iowa ou du Ten­nessee qui veu­lent les porter pen­dant des semaines comme signe d’affection », a déclaré Took­er.

Took­er, qui gère l’activité Inter­net avec sa femme, Brigit­ta, ne don­nera pas de chiffre de ventes pré­cis, mais il avance une esti­ma­tion : il aurait ven­du plusieurs cen­taines de cein­tures de chasteté l’année dernière, prin­ci­pale­ment à des cou­ples.

Au milieu des années 1990, Tolly­boy Prod­ucts Inter­nal basé en Angleterre était qua­si­ment le seul fab­ri­cant de cein­tures de chasteté. Tolly­boy a été fondé il y a une trentaine d’années par Hal Hig­gin­bot­tom, à qui on doit le retour de la cein­ture de chasteté au 20e siè­cle.

Hig­gin­bot­tom a conçu des cein­tures de chasteté en aci­er inoxyd­ables, donc qui ne rouil­lent pas, et com­por­tant une ser­rure inté­grée. Elles sont des­tinées à une util­i­sa­tion à long terme et les por­teurs peu­vent à la fois pren­dre leurs bains et soulager leurs besoins naturels sans la quit­ter.

Sa ver­sion, qui est cen­sée aller comme une sec­onde peau, a longtemps dom­iné le marché.

Aujourd’hui, cepen­dant, Tolly­boy a beau­coup de con­cur­rents. Un rapi­de coup d’œil sur Inter­net nous a per­mis de remon­ter plus d’une douzaine d’entreprises ven­dant une large gamme de cein­tures de chasteté.

En plus d’Access Denied, qui vent des mod­èles en aci­er inoxyd­ables, il existe des entre­pris­es telles que « Jamin’ Leather of Myr­tle Beach » qui vend des cein­tures de chasteté en cuir et cuiv­re.

Au Neva­da depuis deux ans, Frank et Doris Miller vendent une cage de chasteté si légère qu’elle est indé­tectable sous un pan­talon. Leur dis­posi­tif, le CB-2000, pèse moins de 150 grammes et est en plas­tique. Ils le garan­tis­sent pour ne pas déclencher les por­tiques de sécu­rité dans les aéro­ports.

« Nous ven­dons aux doc­teurs, aux avo­cats et à toutes sortes de per­son­nes, mais surtout ce sont des per­son­nes engagées dans une rela­tion », a déclaré Doris Miller. « Nous avons ven­du des mil­liers de ces cages de chasteté au cours de l’année dernière, et les ventes con­tin­u­ent de pro­gress­er de manières expo­nen­tielles ». La ver­sion translu­cide coûte 160 $. Il faut compter un sup­plé­ment de 10 $ si vous voulez la ver­sion rose bon­bon. Toutes les ver­sions sont livrées avec un cade­nas en laiton.

Alors, qu’est-ce qui a amené les Miller à con­cevoir le CB-2000 ?

« Frank a estimé qu’avec de plus en plus de per­son­nes en voy­age d’affaires, ce serait un dis­posi­tif que les cou­ples souhait­eraient afin qu’ils puis­sent éviter que leurs parte­naires ne dévient », a déclaré Doris Miller. « Il avait rai­son puisse main­tenant nous ven­dons à tra­vers tout le pays. »

« Sup­pos­er qu’un mari veut sor­tir toute la nuit en ville avec ses copains, sa femme ne s’en souciera pas tant qu’il porte une CB-2000 », a‑t-elle dit.

Jen­nifer Bass, une porte-parole de « Kin­sey Insti­tute for Research », déclare qu’elle ne savait pas que les cein­tures de chasteté avaient refait sur­face, mais que ce n’était pas si sur­prenant.

« Les gens s’inquiètent du VIH et des mal­adies sex­uelle­ment trans­mis­si­bles et tout le monde s’inquiète tou­jours à pro­pos de l’infidélité », a‑t-elle ajouté.

Un Ital­ien, Giuseppe Cir­il­lo, a créé un « min­u­teur de chasteté ». L’appareil, de la taille d’un paquet de cig­a­rettes, est attaché à l’élastique du sous-vête­ment et enreg­istr­er la fréquence et la durée pen­dant laque­lle les sous-vête­ments sont enlevés.

Par la suite, Cir­il­lo espère com­mer­cialis­er une ver­sion plus aboutie qui enver­rait directe­ment une alerte sur le télé­phone portable du parte­naire lorsque le sys­tème détecterait un état dévê­tu pen­dant plus de cinq min­utes.

Certes, la cein­ture de chasteté est apparue à l’époque médié­vale, lorsqu’elle a été inven­tée comme un moyen d’assurer que les femmes restent fidèles alors que leurs cheva­liers par­taient en guerre.

Doris Miller affirme que de nom­breux cou­ples les achè­tent pour épicer leur vie sex­uelle.

Comme l’annonce le slo­gan de la société : « Quand il porte une cage de chasteté et que vous gardez la clé, son atten­tion est focal­isée sur vous ! »

Crédits pho­to : Access Denied