Mag­a­lie écoutait sa col­lègue ; Jus­tine était un vrai moulin à paroles. Elle avait tou­jours une his­toire extra­or­di­naire à partager. C’était une céli­bataire chronique. Infoutue de sup­port­er un mec, elle finis­sait tou­jours par les met­tre à la porte. Elle lui par­lait d’une de ses amies qui avait soumis son mari. Le « pau­vre » homme por­tait, depuis cinq ans, une cage de chasteté. Jus­tine pen­sait que la soumis­sion de l’homme était la vraie solu­tion pour qu’un cou­ple puisse fonc­tion­ner. Mag­a­lie ne s’intéressait pas sou­vent aux his­toires de sa col­lègue, mais là elle se sen­tait intriguée.

— Mais bon, elle doit bien lui enlever sa cage de temps en temps pour faire l’amour avec lui, non ? demandait Mag­a­lie.
— Non, ils ne font plus l’amour ensem­ble comme ça. Elle l’a mis au pas. C’est un esclave qui a juste le droit de la léch­er quand elle le lui autorise. Il a la bite en cage en per­ma­nence. Il n’a qu’un devoir : la servir. Quand elle veut niquer, elle prend un amant et fait l’amour devant son mari à genoux.
— Franche­ment, je trou­ve ça exces­sif… Per­son­nelle­ment, je ne m’imagine pas me pass­er de la queue de Jérôme… Et je ne com­prends vrai­ment pas ce genre de délire.
— Parce que tu ne m’as pas vrai­ment écoutée… Le truc, ce n’est pas for­cé­ment de faire comme Natalia et son mec. Il suf­fit juste de remet­tre l’homme à sa place… C’est la seule chose qui importe. Les hommes sont là pour nous servir et non l’inverse. Ils doivent obéir. Le mari de Natalia ne prend plus une seule ini­tia­tive chez elle. Cela sig­ni­fie, entre autres, qu’il ne peut jouir que si elle l’y autorise… Tu ne trou­ves pas ça génial ? Moi je trou­ve ça exci­tant. Et puis, c’est vrai qu’on doit pren­dre les choses en main. Pourquoi serait-ce tou­jours à nous les femmes de nous pli­er aux désirs de ces messieurs alors que nous les val­ons large­ment ? Je te jure que le prochain qui me tombe dans les pattes, je m’efforcerai de l’attacher à mon ser­vice.
— Et tu ne crois pas que de domin­er et d’humilier l’homme avec qui tu vis, ça l’encourage à rester ?
— Pourquoi pas, répon­dit Jus­tine, un véri­ta­ble esclave n’est rien sans son maître. C’est sa rai­son de vivre. Per­son­ne ne s’étonne de voir une femme com­plète­ment asservie par son mari rester à ses côtés jusqu’à sa mort. C’est telle­ment naturel ! La société nous des­tine à leur faire à manger, net­toy­er leur mai­son, repass­er leurs slips ou leurs caleçons, pass­er der­rière eux à longueur de journée et à faire sem­blant de jouir quand ils nous baisent trop vite et égoïste­ment. Eh bien moi, j’en ai marre ! Je ne savais pas pourquoi je finis­sais tou­jours par pla­quer mes mecs, mais grâce à Natalia, je sais. Fini les machos à servir !
— Les hommes ne sont pas tous des machos quand même… regarde, mon Jérôme, il est sou­vent très atten­tion­né et il par­ticipe un peu aux tâch­es ménagères.
— Ah bon ? Il fait le ménage ? Il lave les toi­lettes ?
— Euh… non, jamais, avoua Mag­a­lie.
— Il s’occupe du linge ? Repasse ses chemis­es ?
— Non… c’est vrai, mais bon, il sort les poubelles, vide sou­vent le lave-vais­selle et fait même la cui­sine de temps en temps.
— Et la cui­sine, elle est pro­pre et rangée quand il a fini de pré­par­er la bouffe ou c’est toi qui ranges der­rière lui ?
— …
— Ton mec est aus­si assisté que les autres. Il fait peut-être quelques efforts de temps à autre, mais ni plus ni moins que la plu­part des mecs et c’est toi qui, après ta journée de boulot, te tapes encore tous les travaux domes­tiques. T’es à son ser­vice, Mag­a­lie !
— Bon, oui et alors, qu’est-ce que tu veux que je te dise… c’est comme ça. Et puis je l’aime…
— Et lui, tu crois qu’il t’aimerait assez pour te servir comme toi tu le sers ?

La ques­tion était restée en sus­pens dans l’esprit de Mag­a­lie. Jus­tine avait ouvert une brèche ; le doute s’installait. Tout l’après-midi, elle l’avait tournée et retournée dans sa tête. Elle avait eu du mal à se con­cen­tr­er sur son tra­vail et à écouter con­ven­able­ment ses clients. Mag­a­lie tra­vail­lait dans une agence d’un grand groupe ban­caire. Elle était con­seil­lère en ges­tion de pat­ri­moine et gérait un porte­feuille de clients for­tunés aux­quels elle vendait surtout des place­ments et acces­soire­ment quelques cartes gold ou plat­inum. Cet après-midi-là, elle prit un peu de retard sur ses objec­tifs com­mer­ci­aux.

Quand elle ren­tra chez elle, le soir, Jérôme était déjà là. Il faut dire qu’il finis­sait tou­jours plus tôt qu’elle. Il tra­vail­lait au ser­vice compt­abil­ité d’un gros groupe indus­triel et ses journées étaient réglées comme du papi­er à musique. Il com­mençait tou­jours à la même heure et finis­sait de même, du lun­di au ven­dre­di soir. Mag­a­lie tra­vail­lait du mar­di au same­di midi, mais ses horaires le soir pou­vaient vari­er avec l’importance de ses ren­dez-vous. Comme à son habi­tude, Jérôme était assis dans un fau­teuil du salon, un verre de whisky posé sur la table et il regar­dait les infor­ma­tions régionales. Sa veste et sa cra­vate étaient, bien sûr, nég­ligem­ment posées sur le dossier d’un fau­teuil. Mag­a­lie alla l’embrasser avant d’aller se chang­er. Dans un geste incon­scient, elle s’apprêtait à ramass­er les affaires de Jérôme qui traî­naient, mais elle se rav­isa au dernier moment. Elle venait de réalis­er que depuis qu’ils étaient mar­iés, elle l’avait tou­jours fait. La ques­tion de Jus­tine se refor­mu­lait à nou­veau dans sa tête. Quand elle se ren­dit aux toi­lettes, elle réal­isa que ce cochon n’avait, encore une fois, pas relevé la lunette ; elle était parsemée de gouttes dou­teuses. Elle se dit que Jus­tine avait finale­ment rai­son et qu’il était peut-être temps, pour elle, de remet­tre au pas son mari. Ne voulant pas fer­mer les yeux une fois de plus, elle se réso­lut à piss­er sous la douche. En sor­tant, elle enfi­la un peignoir sexy et retour­na au salon. Quand il la vit revenir ain­si vêtue, il esquis­sa un sourire et s’approcha d’elle, mais elle l’arrêta.

— Stop ! On ne touche pas. Chéri, quand tu vas piss­er, la moin­dre des choses, c’est de relever la lunette et de vis­er dans le trou. Les chiottes sont dégoû­tantes ! Je n’ai pas osé m’asseoir. Donc, avant de pos­er tes sales pattes sur moi, tu vas me faire le plaisir de net­toy­er les WC entière­ment.
— Mais…
— Il n’y a pas de mais. J’en ai assez de net­toy­er ta pisse et le reste. Alors tu trou­veras une éponge dédiée à ça der­rière les WC et les pro­duits sont rangés sous l’évier. Tu en prof­it­eras pour ramass­er tes affaires qui traî­nent sur le fau­teuil.
— Je… excuse-moi chérie, je vais le faire tout de suite.
— J’y compte bien. Et tu en prof­it­eras pour te pren­dre une douche après ; ça ne te ferait pas de mal.

Pour la pre­mière fois de sa vie, Jérôme net­toy­ait des toi­lettes. Il trou­vait ça hon­teux, dégoû­tant et humiliant, mais il voy­ait bien qu’il n’avait pas trop le choix. Mag­a­lie avait eu l’air assez fâchée et ça ne lui ressem­blait pas. Le dessous de la lunette lui parut immonde, plein de traces de vieilles piss­es accu­mulées au niveau des tam­pons et de la charnière. Il réal­i­sait cepen­dant qu’il s’agissait de ses pro­pres mic­tions et sa honte grandit encore. Il s’appliqua dans sa tâche et celle-ci finie, il prit une douche comme elle lui avait demandé. En sor­tant, il s’habilla d’un tee-shirt et d’un bas de jog­ging puis il retour­na près de son épouse, fier de lui.

— Voilà ma chérie, c’est fait ; les chiottes bril­lent comme jamais et je suis pro­pre comme un sou neuf !
— Fais voir, mmm, c’est vrai que tu sens bon. (Elle l’embrassa ten­drement.) Allons voir les toi­lettes main­tenant…
— Alors ?
— Ce n’est pas trop mal… tu aurais pu pass­er un petit coup sur l’extérieur et au sol, mais bon, pour une pre­mière fois, je ne vais pas me mon­tr­er trop exigeante.
— En tout cas, c’est vrai qu’ils étaient assez cra­dos… je ne sais pas depuis com­bi­en de temps ils n’avaient pas été net­toyés, mais…

(Il se tut instan­ta­né­ment. Mag­a­lie le fusil­lait du regard.)

— À peine trois jours, mon chéri. Je les net­toie deux à trois fois par semaine depuis plus de cinq ans, sans me plain­dre ni faire aucune remar­que. Régulière­ment, j’essuie avec du papi­er des gouttes de pisse qui ont, par mégarde, atter­ri sur la lunette à peine net­toyée…
— Je… je ne savais pas, excuse-moi.
— C’est la deux­ième fois que tu t’excuses ce soir à ce pro­pos, chéri, mais je con­state que tu peux net­toy­er les chiottes alors, à par­tir de main­tenant, ce sera à ta charge. Je l’ai fait pen­dant plus de cinq ans, main­tenant c’est ton tour !
— Mais…
— Tu trou­ves ça injuste ?
— Euh non…
— Alors c’est enten­du comme ça et j’espère que je n’aurai pas à te rap­pel­er de le faire. Allons pré­par­er le repas, j’ai faim. Tu vas m’aider et enlèves ce jog­ging et ce tee-shirt, c’est vrai­ment trop moche !
— Je n’ai rien en dessous.
— Tu seras tou­jours plus sexy à poil que là-dedans, mon amour.

Mag­a­lie refit un bais­er pas­sion­né à Jérôme qui du coup se désha­bil­la. Elle cares­sa son mem­bre à moitié érigé.

— Mais je pour­rais aus­si te prêter une de mes nuisettes, tu serais encore plus sexy.
— …
— Mmm, on dirait que ça t’excite, mon cochon.
— Ne… non chérie, c’est toi qui m’excites… je ne vais pas met­tre un désha­bil­lé quand même…
— Pourquoi pas ? J’adorerais que tu le fass­es, rien que pour moi.

Elle lui roula un nou­veau patin en en lui mas­sant la bite. Jérôme, sen­tant que la soirée risquait d’être chaude, choisit de céder à la demande de sa femme. Elle sor­tit pour lui une nuisette assez ample avec un col de plumes ros­es, ouverte sur le devant. Jérôme bandait comme un âne. Il ban­da ain­si durant toute la pré­pa­ra­tion du repas et pen­dant tout le dîn­er. Mag­a­lie était ravie. Elle avait vu qu’elle pou­vait avoir une petite emprise sur lui et venait de mar­quer quelques points. Elle déci­da de ne pas trop en faire d’un coup et ne con­tin­ua pas à le soumet­tre plus ce soir-là. Elle était plutôt pressée de se retrou­ver au lit avec son chéri et de sen­tir sa bite gon­flée se décharg­er dans son ven­tre. L’excitation et l’attente l’avaient ren­du fougueux et il la fit jouir inten­sé­ment.

Le lende­main midi, Mag­a­lie et Jus­tine se retrou­vèrent à nou­veau dans leur saladerie préférée pour déje­uner. Mag­a­lie expli­qua à son amie com­ment ses pro­pos de la veille l’avaient fait réfléchir et ce qu’il s’était passé ensuite avec son mari chez elle.

— Mais pourquoi tu ne lui as pas fait pré­par­er le repas, débar­rass­er la table et ranger la vais­selle sale ? Tu étais bien par­tie…
— Parce que juste­ment, je ne voulais pas détru­ire en un instant ce que j’avais obtenu. Nous l’avons fait ensem­ble et c’est déjà un pro­grès con­sid­érable. Surtout que me voilà débar­rassée à vie de la corvée de chiottes. Je veux y aller en douceur. Par con­tre, j’aimerais bien ren­con­tr­er ta copine Natalia, je suis cer­taine qu’elle pour­rait me don­ner des con­seils utiles.
— Ça, c’est sans prob­lème, on peut aller la voir lun­di prochain. Elle tra­vaille pour la con­cur­rence, mais du coup, comme nous elle est entière­ment libre le lun­di. Je l’appelle tout de suite, nous serons fixées.

Jus­tine expli­qua à son amie, l’histoire de Mag­a­lie et où elle en était avec son mari. Natalia fut ravie à l’idée de la ren­con­tr­er et les invi­ta à déje­uner chez elle le lun­di suiv­ant. Les deux col­lègues ter­minèrent leur repas en dis­cu­tant d’autres sujets et notam­ment de la future proie de Jus­tine. Il s’agissait d’un jeune homme qu’elle avait ren­con­tré au cours d’une soirée et qui ne la lâchait plus.

— Je crois qu’il est raide dingue alors je vais voir ce que ça donne avec lui et si j’en tombe amoureuse, j’en ferai mon esclave.
— Tu ne trou­ves pas ça un peu bizarre de se dire : « Si j’en tombe amoureuse, j’en fais mon esclave » ?
— D’après Natalia, c’est une con­di­tion indis­pens­able que les deux soient très amoureux l’un de l’autre. Et regarde-toi, tu aimes Jérôme, mais ça ne t’empêche pas, aujourd’hui de vouloir le domin­er et le dress­er, non ?
— C’est vrai. C’est encore tout frais, mais je peux te garan­tir que l’idée de le soumet­tre com­plète­ment m’excite ter­ri­ble­ment…

Mag­a­lie pas­sa un après-midi excel­lent. Tout ça l’avait motivée et elle en tira béné­fice dans son tra­vail. Elle avait une âme de bat­tante. Elle récupéra avec deux ou trois gros clients ses objec­tifs de place­ments. Tout allait bien, elle assura ses primes. Quand elle ren­tra chez elle, Jérôme était comme tous les soirs devant les infor­ma­tions régionales. Elle ne changea pas son habi­tude d’aller l’embrasser.

— Ça va ? La vie est belle, mon chéri.
— Com­ment ça ?
— Eh bien, tu ren­tres du taf qua­si une heure avant moi et quand j’arrive, il y a tou­jours ta veste et ta cra­vate qui traî­nent n’importe où et toi qui es là, assis pépère, à sirot­er ton sky en matant des con­ner­ies à la télé. Tu n’as franche­ment rien de mieux à faire ?
— Mais ? C’est les infos régionales…
— C’est bien ce que je dis. Alors tu vas être un amour, tu vas étein­dre cette télé de merde et tu vas me ranger tout ça. Moi je vais pren­dre ma douche et t’en feras autant après. J’aime bien quand tu sens bon.
— Je pour­rai te rejoin­dre ?
— Si t’es sage et que tu te dépêch­es, ce n’est pas exclu… Oh, je sup­pose que tu es allé aux toi­lettes en arrivant ; j’espère que tu n’en as pas mis partout.
— Oups… attends, ne bouge pas je vais voir…
— Tu sais mon chéri, quand on ne sait pas vis­er, on s’assoit… comme les filles. Je ne vais pas atten­dre que tu net­toies, je ferai comme hier ; je pis­serai sous la douche.

Mag­a­lie en était encore à régler la tem­péra­ture de l’eau quand Jérôme entra nu et le sexe déjà bien ten­du dans la salle de bain. Ses petites expéri­ences de dom­i­na­tion sur Jérôme l’excitaient. Elle était en train de réfléchir à dif­férentes choses qu’elle pour­rait exiger de lui et ça la fai­sait mouiller. Elle se tenait à l’extérieur, éval­u­ant la tem­péra­ture de la main quand Jérôme la saisit par-der­rière dans ses bras. Il glis­sa en même temps son sexe ten­du entre ses cuiss­es et cher­cha à la pénétr­er. Le gland s’était déjà intro­duit dans les replis de son intim­ité quand Mag­a­lie pous­sa un cri de sur­prise, se retour­na et lui mit une gifle magis­trale. Il rec­u­la aus­sitôt en se ten­ant la joue qui por­tait, en rouge sur fond blanc, la mar­que de la main de sa com­pagne.

— Non, mais ! Tu te sens bien ! cria-t-elle. Faut que t’ailles te faire soign­er, mon pote ! D’où tu me prends comme ça ?
— Je… Par­don, ma chérie, je… je ne sais pas ce qui m’a pris ; j’ai super envie de toi et je pen­sais que toi aus­si tu avais envie…
— Dégage !
— P… par­don ?
— J’ai dit dégage. Laisse-moi pren­dre ma douche en paix sans ris­quer de me faire vio­l­er par mon mari mani­aque. Sors de cette salle de bain ! Tu attends dehors et tu réfléchis à ce que tu viens de faire.
— T… tout de suite, chérie, répon­dit Jérôme penaud.

Mag­a­lie lais­sa couler l’eau sur elle longtemps ; elle était furax. Elle aimait revivre une soirée comme celle de la veille. Elle avait prévu d’y aller en douceur, mais là, ça sautait aux yeux. Il fal­lait pass­er à la vitesse supérieure. Elle devait écras­er ce par­a­site. Elle se cal­ma peu à peu. Il était indis­pens­able qu’elle ait les idées claires.

Jérôme se doutait bien qu’il serait mal venu qu’il ral­lume la télé en l’attendant. Il ne voulait pas non plus rester plan­té dans le couloir à rien faire. Il sen­tait que ça risquait égale­ment de ne pas lui plaire. Alors il prit la direc­tion de la cui­sine pour regarder ce qu’il pou­vait com­mencer à pré­par­er. Mag­a­lie sor­tit de la salle d’eau et se dirigea dans sa cham­bre. Elle déci­da de ne rien chang­er à son pro­jet de départ et de s’habiller très sexy. Elle mit un string ouvert avec un cara­co trans­par­ent assor­ti. Elle déposa ensuite, sur le lit, un string en den­telle fleurie rose et le désha­bil­lé qu’elle avait fait porter à Jérôme la veille. Elle allait com­mencer à s’amuser un peu. En pas­sant devant la salle de bain, elle ouvrit la porte.

— Jérôme ! appela-t-elle.
— Oui, ma chérie ?
— Tu te dépêch­es de pren­dre ta douche ; tu n’y pass­es pas trois heures ! Tu mets ce que je t’ai pré­paré sur le lit et tu me rejoins dans le salon. Je crois qu’il faut qu’on cause sérieuse­ment. Je t’attends !
— Je fais vite, je…

Il n’avait pas fini qu’elle avait déjà claqué la porte. Jérôme ne se sen­tait pas franche­ment à l’aise. De toute évi­dence, elle lui en voulait à mort. Il se demandait com­ment il allait pou­voir se racheter. Il n’était pas évi­dent que de deman­der par­don soit suff­isant, mais bon, il com­mencerait par là de toute façon. Arrivé dans la cham­bre, il res­ta un peu per­plexe devant le string qu’elle avait déposé sur le lit. Il l’enfila. Le devant con­te­nait mal son paquet et la ficelle lui ren­trait dans le cul. Il était vrai­ment ser­ré. Ses poils dépas­saient de tous les côtés et en se regar­dant dans le miroir, il se trou­va plus ridicule que sexy. Il arri­va en tenue dans le salon où Mag­a­lie l’attendait en buvant un verre de whisky et en feuil­letant un mag­a­zine. Elle étouf­fa un rire en le voy­ant, mais se reprit aus­sitôt.

— Enfin ! T’en as mis du temps ! s’exclama-t-elle. Alors ? T’as réfléchi un peu à ce que tu as fait ? Tu sais com­ment ça s’appelle ?
— Mag­a­lie, je te demande par­don, je sais, c’était une bêtise…
— Non, ça ne s’appelle pas une bêtise ! Quand un mec attrape une femme par-der­rière pour lui enfon­cer sa bite dans la chat­te ou dans le cul, ça s’appelle un viol ! Qu’on soit mar­ié ou non n’y change rien !
— Non… par­don, je voulais pas te vio­l­er, c’est pas ça, je…
— Non, bien sûr, c’est pas ça ; tu voulais juste me niquer comme un sauvage, par-der­rière, sans me deman­der mon avis, mais à part ça tu voulais pas me vio­l­er… tu te fous de ma gueule en plus ? Tu sais ce que j’ai envie de faire là ?
— Ne… non ?
— J’ai juste envie de pren­dre toutes tes affaires et de les bal­ancer par la fenêtre directe­ment dans la rue et de te flan­quer à la porte dans cette petite tenue… D’ailleurs, c’est ce que je vais faire dès main­tenant !

Mag­a­lie se lève et part en direc­tion de la cham­bre. Jérôme essaye de la retenir.

— Non ! Mag­a­lie, arrête ; ne fais pas ça… sup­plia-t-il.
— Toi ! Tu ne me touch­es pas ! Je fais ce que je veux ! Et il se trou­ve que là, je n’ai qu’une envie, c’est de te flan­quer dehors. J’en ai assez de vivre avec un par­a­site inutile et per­vers !
— Non, Mag­a­lie, s’il te plaît, je ne recom­mencerai plus, je te le promets !
— Ah ! Mais bien sûr que tu ne recom­menceras plus puisque tu vas dégager d’ici… pour­suiv­it-elle en péné­trant dans leur cham­bre.
— Non, par­don, Mag­a­lie, je t’en sup­plie ! hurla Jérôme à genoux aux pieds de sa femme tan­dis qu’elle sor­tait du plac­ard une pile de tee-shirts et de chemis­es. Je t’en prie, Mag­a­lie, par­donne-moi ! pour­suiv­it-il. Je ferai tout ce que tu veux, promis, mais par­donne-moi !

Mag­a­lie ralen­tit son mou­ve­ment, ouvrit la fenêtre et regar­da son mari à genoux et en larmes.

— Tu feras tout ce que je veux, tu as dit ?
— Oui, je te promets ; ne me mets pas à la rue. Je te jure de faire ce que tu veux, tout ce que tu veux, mais ne me jettes pas comme ça… j’ai pas voulu te faire de mal… s’il te plaît. Je t’aime, Mag­a­lie…
— Com­mence alors par remet­tre tout ça en ordre dans l’armoire, dit-elle en lui jetant à la fig­ure ses vête­ments. Vas‑y, dépêche-toi !… Et rejoins-moi au salon.

Jérôme retrou­va son épouse après avoir remis con­ven­able­ment ses affaires dans l’armoire. Il avait la mine défaite et regar­dait le sol. Il se demandait à quelle sauce il allait être mangé ; il ne l’avait jamais vue comme ça. En le voy­ant si per­tur­bé, Mag­a­lie en ressen­tit aus­sitôt une cer­taine sat­is­fac­tion. Elle savourait sa chance et sa vic­toire. Il fal­lait enfon­cer le clou.

— Alors, mon chéri, t’as remis tes affaires en ordre ? C’est bien. Regarde-moi bien quand je te par­le, au lieu de regarder tes pieds comme un gamin !
— Mmm…
— T’as vu comme je suis habil­lée ? Je te plais comme ça ? T’as vu, tout est acces­si­ble ; ça t’excite ?
— Oui,… t’es très exci­tante,… désir­able.
— Eh bien prof­ite de la vue parce que ce soir, c’est cein­ture mon bon­homme ! Je me suis mise comme ça unique­ment pour que tu puiss­es appréci­er ce que tu as loupé !
— Ma… Mag­a­lie, je…
— Je n’ai pas fini ! Tu peux me redire à nou­veau ce que tu m’as promis dans la cham­bre ?
— Je… je t’ai demandé par­don et je t’ai promis de faire tout ce que tu veux…
— Pen­dant com­bi­en de temps ? Deux jours, trois jours ? Une semaine ? Tu vois le prob­lème, Jérôme, c’est que je com­mence à me deman­der avec quel genre de mec je vis depuis plus de cinq ans. Tu ne fous stricte­ment rien à la baraque. Tu as des horaires plus cool que les miens, tu ren­tres tous les soirs au moins une heure avant moi, tu ne boss­es pas le same­di et, arrivé ici, tu ne fous rien ! Je fais la bouffe neuf fois sur dix et quand c’est toi qui la fais, c’est moi qui range et net­toie la cui­sine der­rière. Je me tape tout le ménage, la lessive, le repas­sage. Il faut que je pleure pour que tu ailles faire les cours­es de temps en temps et, quand par mir­a­cle tu les fais, t’oublies la moitié des trucs. Et en plus, en plus de tout ça ! il faudrait que j’écarte les cuiss­es dès que Mon­sieur a une pul­sion… On n’est pas dans la guerre du feu, mon gars ! Il va fal­loir que tu apprennes à te faire désir­er et surtout à te retenir. Alors, si tu te deman­des si je t’en veux, la réponse est oui ! Mais je ne t’en veux pas seule­ment pour ton geste déplacé ; c’est juste un déclencheur. Je t’en veux d’être un par­a­site depuis qu’on vit ensem­ble. Je t’en veux de m’avoir prise pour une bon­niche, même si c’était incon­scient ! Tu me deman­des de te par­don­ner ? Je le ferai peut-être, ça dépen­dra de toi. En atten­dant, je veux bien te laiss­er une chance. Tu dis que tu feras tout ce que je veux ? Est-ce que tu pour­rais faire tout ce que je veux et unique­ment ce que je veux ?
— …
— J’aimerais que tu réfléchiss­es sincère­ment à tout ça et ce que ça implique. Tu as toute la nuit et toute la journée de demain. Soit tu es prêt à assumer, à tenir ta promesse et tu me la mets par écrit de manière claire et pré­cise. Soit tu fais tes valis­es et tu te cass­es de cet apparte­ment. Tu me don­neras ta réponse demain soir. D’ici là, tu dors dans le canapé et tu me laiss­es manger tran­quille dans la cui­sine. Je ne veux plus te voir ni t’entendre avant demain. Tu me fous la paix.
— …
— Ah, juste une dernière petite chose. Je t’aime sincère­ment et je préfér­erais de beau­coup que l’on reste ensem­ble… mais évite de faire le malin en te dis­ant « je me casse comme ça elle va me rap­pel­er » ; ce serait une grossière erreur. Toute sor­tie est défini­tive et là c’est sûr et cer­tain que mon par­don, tu pour­ras t’asseoir dessus… bien pro­fond !

Jérôme dor­mit très mal cette nuit-là. Il avait l’impression que toute sa vie s’effondrait à cause d’un petit coup de pine. Il tour­nait et retour­nait les reproches de Mag­a­lie dans sa tête, essayant vaine­ment de trou­ver une faille, un soupçon de mau­vaise foi, mais il n’y avait rien. Seules les objec­tions qu’il s’évertuait de for­muler dans son cerveau débous­solé étaient véri­ta­ble­ment de mau­vaise foi. Il tour­nait et retour­nait sur lui-même dans son canapé, inca­pable de pos­er claire­ment le prob­lème à plat. Quand il enten­dit de la cham­bre des gémisse­ments de plaisir bien­tôt suiv­is d’un cri de jouis­sance, il sut que Mag­a­lie s’était don­né un plaisir soli­taire et il se mit à pleur­er. Le som­meil finit par le pren­dre, un som­meil agité qui n’avait rien de répara­teur. Il fut réveil­lé par un bisou sur ses lèvres. Il ouvrit les yeux. Mag­a­lie était prête pour par­tir tra­vailler, fraîche et pim­pante.

— Mon chéri, dit-elle d’une voix douce, si tu dois aller boss­er, tu es déjà en retard à mon avis.
— Ah ! Euh… il est quelle heure ?
— Seule­ment huit heures, mais d’habitude tu es déjà par­ti depuis cinq min­utes. Tu as une mine affreuse ce matin, peut-être que tu ferais mieux de rester ici pour te repos­er et réfléchir à ce que tu veux faire, non ?
— …
— À ce soir, mon amour.

Mag­a­lie s’en alla. Elle avait été comme une appari­tion, si belle et si ray­on­nante. Le « mon amour » réson­nait encore dans sa tête, mais il se retrou­vait seul assis sur le canapé. Il s’aperçut qu’il avait dor­mi avec le string qu’elle lui avait demandé de porter la veille. Il prit son télé­phone et appela le stan­dard pour prévenir de son absence.

Jérôme tour­na en rond une par­tie de la mat­inée. Il essayait de met­tre ses idées en ordre, mais son cerveau sem­blait s’y refuser. Il finit par pren­dre une feuille de papi­er pour y not­er tous les reproches qu’elle lui avait faits et les deux solu­tions qui s’offraient à lui en s’efforçant d’en éval­uer les con­séquences

Mag­a­lie pas­sa une bonne journée, sans plus. Elle évi­ta soigneuse­ment de repar­ler de Jérôme avec Jus­tine ; elle attendait de voir com­ment les choses allaient évoluer. Elle serait vite fixée ; plus que quelques heures et elle saurait. Elle était un peu inquiète et se demandait si elle n’avait pas poussé le bou­chon un peu loin. « Pourvu qu’il reste, se dis­ait-elle. Pourvu qu’il reste… ». Elle ne pou­vait pas envis­ager la vie sans lui. Elle ne le sup­port­erait pas. Elle voulait qu’il reste et qu’il soit entière­ment dévoué à elle et à ses caprices. Cette idée l’excitait ter­ri­ble­ment. Elle avait joui plusieurs fois la nuit précé­dente en le rêvant asservi ; elle en mouil­lait. Et plus cette envie pre­nait forme dans sa tête et plus sa peur de le voir remet­tre en cause sa promesse et la quit­ter gran­dis­sait. Quand elle mit la clef dans la ser­rure de l’appartement, son estom­ac se crispa. Elle res­pi­ra un bon coup et entra. Ça sen­tait bon, une odeur de cui­sine raf­finée rem­plis­sait l’appartement. Elle prévint de son arrivée.

— Jérôme, c’est moi.
— Je suis dans la cui­sine, ma chérie

Elle alla le rejoin­dre. Il se tenait debout à l’évier et finis­sait de net­toy­er quelques usten­siles. Elle déposa un bisou dans son cou. Elle était ravie de le voir, mais évi­ta soigneuse­ment de l’exprimer. Elle dit juste :

— Je vais me met­tre à l’aise, mon amour, tu nous servi­ras un apéro pen­dant ce temps, s’il te plaît.

Quand elle revint, elle por­tait le même ensem­ble sexy que la veille. Jérôme l’attendait debout dans le salon, il lui avait servi un verre et tenait un papi­er à la main. Elle prit le papi­er et lui fit un bisou du bout des lèvres. Elle avait un sourire radieux. Elle s’installa con­fort­able­ment dans le canapé.

— Je t’autorise à te servir un verre aus­si, dit-elle à l’adresse de son mari. Voyons ce que tu as écrit.

« Amour de ma vie,

Ta colère haute­ment jus­ti­fiée m’a ouvert les yeux. J’ai réal­isé à quel point j’avais pu être un fardeau dans notre cou­ple du fait de mon laiss­er-aller et de ma paresse. J’avoue que, incon­sciem­ment sans doute, te laiss­er pra­tique­ment tout faire était pour moi d’un grand con­fort. En y réfléchissant, de manière objec­tive et à tête reposée, cet après-midi, j’ai com­pris à quel point je n’étais finale­ment qu’un vul­gaire macho égoïste, comme bien des hommes d’ailleurs. Mon acte d’hier, dans lequel je ne voy­ais que plaisan­terie et plaisir, n’en est que le révéla­teur le plus évi­dent. J’ai con­fon­du mon plaisir et le tien, comme durant des années, j’ai con­fon­du mon bon­heur et le tien. Tu mérites beau­coup mieux que ça et je souhaite, si tu m’en laiss­es l’opportunité, me racheter. Je t’aime de tout mon cœur et de tout mon être et je ne désire plus qu’une chose : te faire plaisir et te ren­dre heureuse. C’est pour cette rai­son que je reprends les mots que j’ai pronon­cés hier soir, sans trop y réfléchir :

Je ferai tout pour te ren­dre heureuse, je ferai tout pour ton plaisir, je ferai tout ce que tu veux et unique­ment ce que tu veux.

J’écris ces mots en toute sincérité, car c’est aujourd’hui tout ce que je souhaite et tout ce que je désire au plus pro­fond de moi. Je ferai tout ce que tu me deman­des, sans restric­tion, et me rendrai entière­ment dévoué à ton ser­vice et à ton plaisir. Je me soumets à toi, à tes désirs et à tes envies. Je serai, dès à présent, ton servi­teur obéis­sant et atten­tion­né.

Je t’aime et j’espère que tu con­tin­ueras à m’aimer et me par­don­neras un jour le com­porte­ment que j’ai eu vis-à-vis de toi pen­dant ces cinq dernières années.

Jérôme »

— Eh bien, mon chéri… Tu es prêt à devenir mon esclave. Tu es absol­u­ment cer­tain d’en avoir envie ?
— Oui, Maîtresse.
— Oh ! Aha­ha ! Non, tu ne m’appelleras pas « Maîtresse » à tout bout de champ ; je trou­ve ça beau­coup trop clas­sique et stéréo­typé. J’ai besoin d’un peu de poésie… « Amour de ma vie » me con­vient assez bien pour l’instant. De même que, dans l’intimité, tu restes autorisé à me tutoy­er. Par con­tre, si j’invite ici quelques amis, tu les vou­voieras, ain­si que moi, et tu t’adresseras à moi en util­isant « Maîtresse » et avec eux tu emploieras « Madame » ou « Mon­sieur ». Est-ce clair ?
— Oui, Amour de ma vie, je te vou­voierai et t’appellerai « Maîtresse » devant les gens que tu recevras.
— Bien, j’aimerais main­tenant que tu te désha­billes com­plète­ment. Quand tu auras rangé tes habits, tu vien­dras te met­tre à genoux à côté de moi. Nous trin­querons à cette nou­velle vie.

Jérôme s’activa et revint près de Mag­a­lie, nu et dans une atti­tude de soumis­sion, puis il se mit à genoux à ses pieds. Elle se pen­cha vers lui et le grat­i­fia d’un bais­er puis elle l’autorisa à pren­dre son verre et à trin­quer avec elle. Elle s’inquiéta du dîn­er, mais il la ras­sura, tout était prêt et le plat était juste main­tenu au chaud dans le four. Rien ne risquait de brûler et elle n’avait qu’à deman­der pour être servie. Elle fut ravie de cela et le récom­pen­sa d’un autre bisou. Elle pou­vait donc en prof­iter pour l’informer de choses qu’elle souhaitait. Mag­a­lie n’avait pas envie de jouer à un jeu de dom­i­na­tion qui lui impose de don­ner des ordres à chaque fois qu’elle s’adresserait à lui. Elle préfér­erait s’exprimer par souhaits et désirs aux­quels il se devrait de répon­dre. Elle pré­cisa cepen­dant que tout man­que­ment de sa part entraîn­erait une puni­tion, un châ­ti­ment physique ou moral, qu’il se devrait de sup­port­er sans bronch­er. Jérôme acquiesça en con­fir­mant qu’un esclave mal­adroit ou nég­li­gent devait être puni comme il se doit. Mag­a­lie jeta un regard sur lui ; il bandait en dis­ant cela. Elle pour­suiv­it sur ses désirs con­cer­nant sa livrée d’esclave. Au fond d’elle-même, elle était excitée à l’idée de le voir habil­lé de dessous féminins, mais il y avait deux prob­lèmes aux­quels elle devait faire face. Le pre­mier était que ses dessous étaient en défini­tive beau­coup trop petits pour lui et elle ne voulait pas les sac­ri­fi­er et le deux­ième résidait dans la pilosité dis­gra­cieuse de son mari. Elle choisit de se débar­rass­er d’aborder du deux­ième prob­lème. Quand Jérôme le lui avait demandé, trois ans aupar­a­vant, elle s’était épilée inté­grale­ment ; il était temps qu’il en fasse autant. Elle lui fit part de ce souhait.

— Mon chéri, com­ment trou­ves-tu ma chat­te ?
— Divine­ment belle, Amour de ma vie, et si douce. Tu sais à quel point elle m’excite…
— Oui je sais… et qu’elle soit épilée n’y est pas pour rien. Je dois recon­naître que ça n’a pas été un investisse­ment inutile, vu l’effet qu’il te fait tous les jours.
— C’est vrai que je ne peux pas résis­ter… surtout quand tu es nue ou avec ce genre de dessous…
— Tu te rap­pelles donc que je l’avais fait pour toi, pour te faire plaisir… Est-ce que tu te sou­viens aus­si qu’on avait par­lé d’une sorte de principe d’égalité ?
— Euh… Oui, Amour de ma vie, je m’en sou­viens. Je… j’avais dit que je le ferais aus­si.
— Oui, mais depuis trois ans, tu ne l’as jamais fait… Pourquoi ? N’as-tu jamais pen­sé que ça pou­vait me faire plaisir aus­si ?
— Si, bien sûr, mais…
— Ce n’est pas la peine de te jus­ti­fi­er. Tu vois sans doute où je veux en venir. J’aimerais que demain midi, tu n’aies plus un poil. Que tu sois épilé inté­grale­ment de la barbe aux orteils.
— De la barbe aux… ? Pourquoi la barbe ?
— Une petite fan­taisie… et puis ça fera de la place dans l’armoire de toi­lette et sur le bord du lavabo. Fini les rasoirs, la mousse à ras­er et les after-shave à l’odeur affreuse. C’est pour ça qu’il faut que tu sois épilé. Je vais voir si je peux te dégot­ter un ren­dez-vous. Passe-moi le télé­phone, s’il te plaît.

Jérôme alla chercher le com­biné et lui don­na. Elle le prit en esquis­sant un sourire puis elle appela son amie Chris­tine qui tenait un gros cen­tre d’esthétique.

— Allô, Chris­tine, c’est Mag­a­lie ; ça va ?
— Comme d’hab ; tou­jours le cul entre deux mecs, mais bon… c’est plutôt cool en ce moment. J’arrive à gér­er. Et toi ?
— Super ! Dis, est-ce que tu pour­rais me ren­dre un gros ser­vice ? J’imagine que demain same­di, sur­chargée, mais je voudrais savoir si tu pou­vais me trou­ver un créneau pour faire une épi­la­tion laser totale à Jérôme ? Euh… y com­pris la barbe…
— Une totale ? Demain ? Avec la barbe et tout ? Eh bien ma chérie ! On peut dire que tu t’y prends un peu juste pour tes ren­dez-vous ! Ça ne va pas être facile… et laser impos­si­ble.
— Je dou­ble le for­fait s’il faut…
— Mais ce n’est pas là, la ques­tion ! Une épi­la­tion laser est un acte médi­cal et je ne le pra­tique pas sans avoir fait quelques exa­m­ens. Rap­pelle-toi com­ment ça s’est passé pour toi. Donc demain, si je trou­ve une solu­tion, ce sera une épi­la­tion à la cire chaude et sans la barbe. À pri­ori, je suis au taquet… attends, je regarde un truc… Moi, mes ren­dez-vous sont pleins, mais Estelle est libre durant la pre­mière heure… bon, tu m’envoies ton mari à huit heures et demie tapantes. Je m’en occu­perai per­son­nelle­ment et quand le cen­tre ouvri­ra à dix heures, si je n’ai pas fini avec lui, Estelle s’occupera de mon pre­mier ren­dez. Je te promets qu’il sera nu comme un ver avant onze heures demain. C’est bon ?
— T’es vrai­ment un amour, Chris­tine. Je savais que tu me trou­verais tout de suite une solu­tion.
— C’est bien parce que c’est toi ! Par con­tre, pour l’épilation défini­tive, on pren­dra les ren­dez-vous dès demain. En ce qui con­cerne les tar­ifs, pour une épi­la­tion inté­grale laser, le for­fait homme est à 1000 euros la séance. Il faut compter en moyenne six séances ; ça varie selon les indi­vidus, mais comme c’est toi, je te ferai 20 % de remise. Pour demain, c’est beau­coup moins cher. Le for­fait homme est à 170 euros, je te le fais à 150, dou­blé pour cause de réveil mati­nal, payable en cash. Ça te va ?
— Oh ! Oui, c’est par­fait ! Mer­ci ! Sincère­ment mer­ci !
— T’inquiète ! En plus, je vais enfin voir à quoi ressem­ble la bite de ton mec… tu t’en es telle­ment van­tée, mais promis je ne toucherai que le strict néces­saire. Haha­ha !
— J’espère bien. Il ne se tient pas tou­jours très bien devant les jolies filles… faudrait pas que ça te donne des idées…
— Génial ! Je sens que ça va me met­tre en forme pour la journée…

Les deux amies dis­cutèrent encore de choses et d’autre pen­dant quelques min­utes avant de rac­crocher. Jérôme n’avait pas bougé et son sexe était tou­jours au garde-à-vous. Mag­a­lie était très excitée. En dehors de son sexe qui avait une taille fort hon­or­able, la pilosité de Jérôme était le trait physique le plus mar­quant de sa viril­ité. Il avait des poils, non seule­ment sur la poitrine, le ven­tre, les bras (les jambes, n’en par­lons pas), mais égale­ment sur les épaules, les fess­es et le bas du dos. Chris­tine allait avoir un sacré boulot…

Elle regar­dait son mari, à genoux à ses pieds, et avança ses fess­es sur le bord du canapé. Elle écar­ta large­ment les cuiss­es en lui deman­dant de la faire jouir avec sa langue et unique­ment avec sa langue. Jérôme en fut ravi et s’acquitta de sa tâche avec beau­coup de ten­dresse et d’enthousiasme. Sa langue agile par­courait les replis du sexe trem­pé de sa com­pagne, allait s’attarder sur son petit bou­ton érigé et reve­nait plongée dans son antre pro­fond. Mag­a­lie gémis­sait en se trit­u­rant les seins, son exci­ta­tion était telle qu’elle se lais­sa pren­dre par un orgasme ful­gu­rant. Elle resser­ra les cuiss­es sur lui, empris­on­nant sa tête dans son intim­ité en pous­sant un cri sauvage qui expri­mait tout le plaisir qu’elle venait de recevoir. La bite de Jérôme était ten­due à lui faire mal. Elle avait une teinte rougeâtre pronon­cée. Mag­a­lie le fit met­tre debout puis elle ramas­sa sur la table le verre vide de son mari. Elle le présen­ta au bout du gland et empoigna de son autre main le sexe dur­ci. Elle le mas­tur­ba rapi­de­ment, le sen­tit frémir sous ses doigts. Sachant qu’il ne pou­vait pas se retenir, elle l’autorisa à jouir et il lâcha, dans un râle de plaisir, qua­tre gross­es giclées de sperme épais qui s’accumulèrent au fond du récep­ta­cle de cristal. Elle lui ten­dit alors le verre en lui dis­ant :

— À la tienne, mon chéri, c’est tout pour toi. N’en laisse pas une goutte…

Jérôme prit le verre dans sa main, regar­da son épouse, le por­ta à ses lèvres et but son con­tenu.

Cet inter­mède avait mis Mag­a­lie en appétit, ils se mirent donc à table. Jérôme fit bien enten­du le ser­vice ; il avait mis les petits plats dans les grands. Le repas fut somptueux et déli­cieux. « Il y a vrai­ment mis du sien », se dit Mag­a­lie. Elle en était touchée. Après le dîn­er, il fut occupé pen­dant quelques instants dans la cui­sine, pour débar­rass­er net­toy­er et ranger encore quelques bricoles. Puis, son tra­vail fini, il vint se remet­tre à genoux aux pieds de sa maîtresse qui regar­dait un film. Elle se fit encore léch­er la chat­te ce qui eut pour effet de lui redonner toute sa vigueur. Le film était franche­ment inin­téres­sant, elle avait beau­coup mieux à faire. Elle lui deman­da de la suiv­re à qua­tre pattes vers la cham­bre et une fois au lit, ils firent l’amour.

Jérôme ne fut pas avare en prélim­i­naires, ses doigts et sa langue s’évertuaient en douces caress­es. Quand le désir fut trop fort pour con­tin­uer à résis­ter au désir d’être prise, Mag­a­lie le pria de la pénétr­er. Il le fit avec douceur et atten­tion ; c’était elle qui dirigeait son rythme, lui demandait d’accélérer ou d’y aller plus fort. Ils con­nurent plusieurs orgasmes l’un et l’autre. Jérôme était telle­ment excité qu’il ne débandait pas. Il éjac­u­la une pre­mière fois, mais son sexe restait dur et pro­fondé­ment ancré dans le ven­tre de sa « Maîtresse ». Alors il repar­tit à la charge et se répan­dit une sec­onde fois. Ils s’écroulèrent ain­si, l’un con­tre l’autre et se lais­sèrent emporter par le som­meil.

Demain sera un autre jour, une autre étape déjà pro­gram­mée dans son asservisse­ment…

Morgane
C’est mon petit-ami qui m’a fait découvrir la chasteté masculine lors de ma première année d’université, depuis j’en suis tombée amoureuse <3

Le jeu de la chasteté, et les choses qu’il me permet de faire aux garçons *ahem*, je veux dire avec les hommes est si érotiquement excitant pour moi. La chasteté masculine sous contrôle féminin, j’y pense, j’en rêve et je le fais tout le temps, c’est une véritable obsession :D

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