Magalie passa une bonne journée, sans plus. Elle évita soigneusement de reparler de Jérôme avec Justine ; elle attendait de voir comment les choses allaient évoluer. Elle serait vite fixée ; plus que quelques heures et elle saurait. Elle était un peu inquiète et se demandait si elle n’avait pas poussé le bouchon un peu loin. « Pourvu qu’il reste, se disait-elle. Pourvu qu’il reste… ». Elle ne pouvait pas envisager la vie sans lui. Elle ne le supporterait pas. Elle voulait qu’il reste et qu’il soit entièrement dévoué à elle et à ses caprices. Cette idée l’excitait terriblement. Elle avait joui plusieurs fois la nuit précédente en le rêvant asservi ; elle en mouillait. Et plus cette envie prenait forme dans sa tête et plus sa peur de le voir remettre en cause sa promesse et la quitter grandissait. Quand elle mit la clef dans la serrure de l’appartement, son estomac se crispa. Elle respira un bon coup et entra. Ça sentait bon, une odeur de cuisine raffinée remplissait l’appartement. Elle prévint de son arrivée.

— Jérôme, c’est moi.
— Je suis dans la cuisine, ma chérie

Elle alla le rejoindre. Il se tenait debout à l’évier et finissait de nettoyer quelques ustensiles. Elle déposa un bisou dans son cou. Elle était ravie de le voir, mais évita soigneusement de l’exprimer. Elle dit juste :

— Je vais me mettre à l’aise, mon amour, tu nous serviras un apéro pendant ce temps, s’il te plaît.

Quand elle revint, elle portait le même ensemble sexy que la veille. Jérôme l’attendait debout dans le salon, il lui avait servi un verre et tenait un papier à la main. Elle prit le papier et lui fit un bisou du bout des lèvres. Elle avait un sourire radieux. Elle s’installa confortablement dans le canapé.

— Je t’autorise à te servir un verre aussi, dit-elle à l’adresse de son mari. Voyons ce que tu as écrit.

« Amour de ma vie,

Ta colère hautement justifiée m’a ouvert les yeux. J’ai réalisé à quel point j’avais pu être un fardeau dans notre couple du fait de mon laisser-aller et de ma paresse. J’avoue que, inconsciemment sans doute, te laisser pratiquement tout faire était pour moi d’un grand confort. En y réfléchissant, de manière objective et à tête reposée, cet après-midi, j’ai compris à quel point je n’étais finalement qu’un vulgaire macho égoïste, comme bien des hommes d’ailleurs. Mon acte d’hier, dans lequel je ne voyais que plaisanterie et plaisir, n’en est que le révélateur le plus évident. J’ai confondu mon plaisir et le tien, comme durant des années, j’ai confondu mon bonheur et le tien. Tu mérites beaucoup mieux que ça et je souhaite, si tu m’en laisses l’opportunité, me racheter. Je t’aime de tout mon cœur et de tout mon être et je ne désire plus qu’une chose : te faire plaisir et te rendre heureuse. C’est pour cette raison que je reprends les mots que j’ai prononcés hier soir, sans trop y réfléchir :

Je ferai tout pour te rendre heureuse, je ferai tout pour ton plaisir, je ferai tout ce que tu veux et uniquement ce que tu veux.

J’écris ces mots en toute sincérité, car c’est aujourd’hui tout ce que je souhaite et tout ce que je désire au plus profond de moi. Je ferai tout ce que tu me demandes, sans restriction, et me rendrai entièrement dévoué à ton service et à ton plaisir. Je me soumets à toi, à tes désirs et à tes envies. Je serai, dès à présent, ton serviteur obéissant et attentionné.

Je t’aime et j’espère que tu continueras à m’aimer et me pardonneras un jour le comportement que j’ai eu vis-à-vis de toi pendant ces cinq dernières années.

Jérôme »

— Eh bien, mon chéri… Tu es prêt à devenir mon esclave. Tu es absolument certain d’en avoir envie ?
— Oui, Maîtresse.
— Oh ! Ahaha ! Non, tu ne m’appelleras pas « Maîtresse » à tout bout de champ ; je trouve ça beaucoup trop classique et stéréotypé. J’ai besoin d’un peu de poésie… « Amour de ma vie » me convient assez bien pour l’instant. De même que, dans l’intimité, tu restes autorisé à me tutoyer. Par contre, si j’invite ici quelques amis, tu les vouvoieras, ainsi que moi, et tu t’adresseras à moi en utilisant « Maîtresse » et avec eux tu emploieras « Madame » ou « Monsieur ». Est-ce clair ?
— Oui, Amour de ma vie, je te vouvoierai et t’appellerai « Maîtresse » devant les gens que tu recevras.
— Bien, j’aimerais maintenant que tu te déshabilles complètement. Quand tu auras rangé tes habits, tu viendras te mettre à genoux à côté de moi. Nous trinquerons à cette nouvelle vie.

Jérôme s’activa et revint près de Magalie, nu et dans une attitude de soumission, puis il se mit à genoux à ses pieds. Elle se pencha vers lui et le gratifia d’un baiser puis elle l’autorisa à prendre son verre et à trinquer avec elle. Elle s’inquiéta du dîner, mais il la rassura, tout était prêt et le plat était juste maintenu au chaud dans le four. Rien ne risquait de brûler et elle n’avait qu’à demander pour être servie. Elle fut ravie de cela et le récompensa d’un autre bisou. Elle pouvait donc en profiter pour l’informer de choses qu’elle souhaitait. Magalie n’avait pas envie de jouer à un jeu de domination qui lui impose de donner des ordres à chaque fois qu’elle s’adresserait à lui. Elle préférerait s’exprimer par souhaits et désirs auxquels il se devrait de répondre. Elle précisa cependant que tout manquement de sa part entraînerait une punition, un châtiment physique ou moral, qu’il se devrait de supporter sans broncher. Jérôme acquiesça en confirmant qu’un esclave maladroit ou négligent devait être puni comme il se doit. Magalie jeta un regard sur lui ; il bandait en disant cela. Elle poursuivit sur ses désirs concernant sa livrée d’esclave. Au fond d’elle-même, elle était excitée à l’idée de le voir habillé de dessous féminins, mais il y avait deux problèmes auxquels elle devait faire face. Le premier était que ses dessous étaient en définitive beaucoup trop petits pour lui et elle ne voulait pas les sacrifier et le deuxième résidait dans la pilosité disgracieuse de son mari. Elle choisit de se débarrasser d’aborder du deuxième problème. Quand Jérôme le lui avait demandé, trois ans auparavant, elle s’était épilée intégralement ; il était temps qu’il en fasse autant. Elle lui fit part de ce souhait.

— Mon chéri, comment trouves-tu ma chatte ?
— Divinement belle, Amour de ma vie, et si douce. Tu sais à quel point elle m’excite…
— Oui je sais… et qu’elle soit épilée n’y est pas pour rien. Je dois reconnaître que ça n’a pas été un investissement inutile, vu l’effet qu’il te fait tous les jours.
— C’est vrai que je ne peux pas résister… surtout quand tu es nue ou avec ce genre de dessous…
— Tu te rappelles donc que je l’avais fait pour toi, pour te faire plaisir… Est-ce que tu te souviens aussi qu’on avait parlé d’une sorte de principe d’égalité ?
— Euh… Oui, Amour de ma vie, je m’en souviens. Je… j’avais dit que je le ferais aussi.
— Oui, mais depuis trois ans, tu ne l’as jamais fait… Pourquoi ? N’as-tu jamais pensé que ça pouvait me faire plaisir aussi ?
— Si, bien sûr, mais…
— Ce n’est pas la peine de te justifier. Tu vois sans doute où je veux en venir. J’aimerais que demain midi, tu n’aies plus un poil. Que tu sois épilé intégralement de la barbe aux orteils.
— De la barbe aux… ? Pourquoi la barbe ?
— Une petite fantaisie… et puis ça fera de la place dans l’armoire de toilette et sur le bord du lavabo. Fini les rasoirs, la mousse à raser et les after-shave à l’odeur affreuse. C’est pour ça qu’il faut que tu sois épilé. Je vais voir si je peux te dégotter un rendez-vous. Passe-moi le téléphone, s’il te plaît.

Jérôme alla chercher le combiné et lui donna. Elle le prit en esquissant un sourire puis elle appela son amie Christine qui tenait un gros centre d’esthétique.

— Allô, Christine, c’est Magalie ; ça va ?
— Comme d’hab ; toujours le cul entre deux mecs, mais bon… c’est plutôt cool en ce moment. J’arrive à gérer. Et toi ?
— Super ! Dis, est-ce que tu pourrais me rendre un gros service ? J’imagine que demain samedi, surchargée, mais je voudrais savoir si tu pouvais me trouver un créneau pour faire une épilation laser totale à Jérôme ? Euh… y compris la barbe…
— Une totale ? Demain ? Avec la barbe et tout ? Eh bien ma chérie ! On peut dire que tu t’y prends un peu juste pour tes rendez-vous ! Ça ne va pas être facile… et laser impossible.
— Je double le forfait s’il faut…
— Mais ce n’est pas là, la question ! Une épilation laser est un acte médical et je ne le pratique pas sans avoir fait quelques examens. Rappelle-toi comment ça s’est passé pour toi. Donc demain, si je trouve une solution, ce sera une épilation à la cire chaude et sans la barbe. À priori, je suis au taquet… attends, je regarde un truc… Moi, mes rendez-vous sont pleins, mais Estelle est libre durant la première heure… bon, tu m’envoies ton mari à huit heures et demie tapantes. Je m’en occuperai personnellement et quand le centre ouvrira à dix heures, si je n’ai pas fini avec lui, Estelle s’occupera de mon premier rendez. Je te promets qu’il sera nu comme un ver avant onze heures demain. C’est bon ?
— T’es vraiment un amour, Christine. Je savais que tu me trouverais tout de suite une solution.
— C’est bien parce que c’est toi ! Par contre, pour l’épilation définitive, on prendra les rendez-vous dès demain. En ce qui concerne les tarifs, pour une épilation intégrale laser, le forfait homme est à 1000 euros la séance. Il faut compter en moyenne six séances ; ça varie selon les individus, mais comme c’est toi, je te ferai 20 % de remise. Pour demain, c’est beaucoup moins cher. Le forfait homme est à 170 euros, je te le fais à 150, doublé pour cause de réveil matinal, payable en cash. Ça te va ?
— Oh ! Oui, c’est parfait ! Merci ! Sincèrement merci !
— T’inquiète ! En plus, je vais enfin voir à quoi ressemble la bite de ton mec… tu t’en es tellement vantée, mais promis je ne toucherai que le strict nécessaire. Hahaha !
— J’espère bien. Il ne se tient pas toujours très bien devant les jolies filles… faudrait pas que ça te donne des idées…
— Génial ! Je sens que ça va me mettre en forme pour la journée…

Les deux amies discutèrent encore de choses et d’autre pendant quelques minutes avant de raccrocher. Jérôme n’avait pas bougé et son sexe était toujours au garde-à-vous. Magalie était très excitée. En dehors de son sexe qui avait une taille fort honorable, la pilosité de Jérôme était le trait physique le plus marquant de sa virilité. Il avait des poils, non seulement sur la poitrine, le ventre, les bras (les jambes, n’en parlons pas), mais également sur les épaules, les fesses et le bas du dos. Christine allait avoir un sacré boulot…

Elle regardait son mari, à genoux à ses pieds, et avança ses fesses sur le bord du canapé. Elle écarta largement les cuisses en lui demandant de la faire jouir avec sa langue et uniquement avec sa langue. Jérôme en fut ravi et s’acquitta de sa tâche avec beaucoup de tendresse et d’enthousiasme. Sa langue agile parcourait les replis du sexe trempé de sa compagne, allait s’attarder sur son petit bouton érigé et revenait plongée dans son antre profond. Magalie gémissait en se triturant les seins, son excitation était telle qu’elle se laissa prendre par un orgasme fulgurant. Elle resserra les cuisses sur lui, emprisonnant sa tête dans son intimité en poussant un cri sauvage qui exprimait tout le plaisir qu’elle venait de recevoir. La bite de Jérôme était tendue à lui faire mal. Elle avait une teinte rougeâtre prononcée. Magalie le fit mettre debout puis elle ramassa sur la table le verre vide de son mari. Elle le présenta au bout du gland et empoigna de son autre main le sexe durci. Elle le masturba rapidement, le sentit frémir sous ses doigts. Sachant qu’il ne pouvait pas se retenir, elle l’autorisa à jouir et il lâcha, dans un râle de plaisir, quatre grosses giclées de sperme épais qui s’accumulèrent au fond du réceptacle de cristal. Elle lui tendit alors le verre en lui disant :

— À la tienne, mon chéri, c’est tout pour toi. N’en laisse pas une goutte…

Jérôme prit le verre dans sa main, regarda son épouse, le porta à ses lèvres et but son contenu.

Cet intermède avait mis Magalie en appétit, ils se mirent donc à table. Jérôme fit bien entendu le service ; il avait mis les petits plats dans les grands. Le repas fut somptueux et délicieux. « Il y a vraiment mis du sien », se dit Magalie. Elle en était touchée. Après le dîner, il fut occupé pendant quelques instants dans la cuisine, pour débarrasser nettoyer et ranger encore quelques bricoles. Puis, son travail fini, il vint se remettre à genoux aux pieds de sa maîtresse qui regardait un film. Elle se fit encore lécher la chatte ce qui eut pour effet de lui redonner toute sa vigueur. Le film était franchement inintéressant, elle avait beaucoup mieux à faire. Elle lui demanda de la suivre à quatre pattes vers la chambre et une fois au lit, ils firent l’amour.

Jérôme ne fut pas avare en préliminaires, ses doigts et sa langue s’évertuaient en douces caresses. Quand le désir fut trop fort pour continuer à résister au désir d’être prise, Magalie le pria de la pénétrer. Il le fit avec douceur et attention ; c’était elle qui dirigeait son rythme, lui demandait d’accélérer ou d’y aller plus fort. Ils connurent plusieurs orgasmes l’un et l’autre. Jérôme était tellement excité qu’il ne débandait pas. Il éjacula une première fois, mais son sexe restait dur et profondément ancré dans le ventre de sa « Maîtresse ». Alors il repartit à la charge et se répandit une seconde fois. Ils s’écroulèrent ainsi, l’un contre l’autre et se laissèrent emporter par le sommeil.

Demain sera un autre jour, une autre étape déjà programmée dans son asservissement…

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