La chasteté masculine gagne du terrain

Dans sa nouvelle chronique, la psychologue et sexologue clinicienne Romy Siegrist explique les bienfaits de contrôler le plaisir masculin, notamment à l’aide de fourreaux péniens.

« Mais ces hommes, toujours la queue en l’air ! Un rien les excite ! Pis après y en a plus que pour eux, et faut que ça pilonne ». Comme pour contrebalancer certaines croyances, comme pour jouer avec ces dernières – « l’homme est une bête, et les bêtes ça s’éduque » – de plus en plus de couples hétéros et cisgenres s’amusent à contrôler l’accès au plaisir pénien de l’homme.

Par intérêt de jeu de domination, par désir d’être « forcés » de faire autre chose que de la pénétration phallo-vaginale, par souhait d’être en contrôle de ce que Monsieur fait de son sexe ou par la savoureuse crainte de savoir sa partenaire en totale gestion de celui-là, par joie de retenir et d’être retenu pour mieux « exploser » enfin lorsqu’ELLE l’aura décidé ou qu’il l’aura mérité, la chasteté masculine gagne du terrain ! Décidée sur un simple accord oral ou pratiquée à l’aide d’une cage (ben oui, y a des « bêtes » plus obéissantes que d’autres), ses vertus semblent nombreuses (raviver le désir, renforcer la complicité, augmenter la puissance des orgasmes, rendre tout le corps plus sensible…).

Décidée sur un simple accord oral ou pratiquée à l’aide d’une cage (ben oui, y a des « bêtes » plus obéissantes que d’autres), ses vertus semblent nombreuses.

En parlant de vertu, drôle est de constater que la chasteté en chrétienté en est une et signifie l’entretien d’une sexualité pure, à visée procréative !

Retournement de situation dans notre cas, la chasteté masculine vise plutôt l’inverse, une sexualité récréative et créative, en dehors des codes mainstream (et avec plus de cunis et de plaisirs pour les femmes*).

Afin de renforcer l’expérience et ressentir la frustration de ne pas pouvoir bander, ou pas complètement, de nombreux adeptes recourent à l’utilisation de la cage susmentionnée, c’est-à-dire un « fourreau » pénien en silicone, plastique ou acier inoxydable, dans lequel s’enferme le pénis, avec généralement un anneau autour des testicules, et un petit cadenas sur le dessus.

Dès lors, on peut en offrir la clé à sa ou son partenaire, qui peut par exemple la porter nonchalamment au poignet ou au cou en société – ce qui peut être assez excitant.

Si la cage peut en soi se garder longtemps puisqu’elle permet souvent d’uriner et de se laver, attention tout de même à laisser régulièrement des érections prendre place : les muscles lisses du pénis ont besoin de repos et les tissus ont besoin d’être oxygénés – c’est d’ailleurs à ça que servent les érections nocturnes !

Quoi qu’il en soit, si vous avez envie de jouer autour du sentiment de possession, cette pratique est pour vous, car qui va à la chaste, garde sa place.


Source : femina.ch

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