Le Monde Mystérieux de la chasteté masculine contrôlée

Ce billet va ouvrir un nouveau thème de fond que nous essaierons de développer sur plusieurs mois : celui des cages de chasteté et des jeux érotiques qui gravitent autour. J’avais commencé à ouvrir le thème dans l’intention de le développer et j’ai fini par me persuader que je vous avais déjà raconté mes mésaventures avec ce sujet. En fait, non…

Pour mémoire, nous avons déjà abordé le thème à quelques reprises et eu un joli témoignage sur la question. Pour cela, utilisez les Tags qu’on met à votre disposition pour vous retrouver dans notre blog. Il est vrai qu’il y a beaucoup à dire et je ne souhaite pas transformer cet endroit en vitrine de ce jeu, d’autant que nous allons diffuser un nouveau témoignage d’un couple (celui de JM qui vient régulièrement commenté ici) qui le pratique de façon ludique et que nous diffuserons en plusieurs parties. Il est possible qu’on les répartisse toute cette matière dans le temps pour éviter le côté trop spécialisé du sujet qui va trop connoter le blog et aussi parce que le thème pourrait ne pas intéresser tout le monde.

On est d’accord, ça se passe comme ça avant, mais après…

Cependant, comme la longue série sur Le Monde des Dominatrices, il est possible que ce thème soit plus largement développé que nous l’imaginions au départ… Et puis, de plus en plus, on va chercher avec ce blog de vous parler de sexualité un peu plus largement, sans se limiter à la seule pratique du pegging.

Voici les points que nous souhaiterions creuser sur la durée :

  1. Le choix du matériel
  2. Les dangers des cages de chasteté (on précise tout de suite qu’ils existent uniquement si vous la portez pendant des mois et années, donc pas spécialement dans un contexte ludique défini dans le temps du style quelques heures ou quelques jours)
  3. La chasteté façon esprit ludique
  4. La chasteté forcée en tant que mode relationnelle au sein du couple
  5. Le pegging et la chasteté masculine

Nous précisons que nous ne nous revendiquons pas du tout comme des experts sur le sujet mais que nous allons principalement partager des impressions liées à notre vécu. Or, ceci nous paraît d’autant plus pertinent que le sujet est le plus souvent abordé sous l’angle « Mode relationnel à long terme », ce qui, même si nous allons en dire quelques mots, biaise les propos qu’on peut trouver d’habitude, voire diffuse souvent des informations tronquées et erronées. Tout comme il y a une place pour le pegging amoureux, il en existe aussi une pour la chasteté amoureuse.

En attendant, vous allez découvrir les premières mésaventures de Songe avec les cages de chasteté… et peut-être en tirer profit à votre tour…

La chasteté masculine “forcée” avec l’utilisation d’une cage : présentation du jeu et de son esprit

Avec l’essor du BDSM, la chasteté non pas à destination des femmes telle qu’elle était fantasmée par le passé mais à destination des hommes est devenue une pratique plus ou moins ludique pour les couples curieux ou férus de Domination/soumission. Or, dans un monde où l’on ne cesse de découvrir l’ampleur des débordements masculins à l’égard des femmes, elle paraît soudain presque bienvenue pour remédier au problème…

C’est bien entendu réducteur et excessif, mais on dira qu’elle parait très saine dans son esprit par rapport à cette problématique.

On va dire que le but c’est bien qu’elle mette plus que la main sur la question…

Il faut bien voir que la chasteté masculine forcée peut être réclamée tant par la femme que par l’homme. La plupart du temps, ce sont d’ailleurs les hommes qui la proposent à leur partenaire. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une expérience forte et qu’il peut être très excitant et troublant d’être entièrement sous le contrôle d’une femme. Il faut dire que beaucoup fantasment la conduite de la femme, qui pourrait les mener par le bout du nez et tirer profit de cette situation par une logique de chantage. Ce serait l’occasion pour lui de mesurer sa valeur à son égard et de découvrir un visage caché que lui seul connaîtrait.

D’autre part, la présence de cette cage de chasteté dans le couple devient paradoxalement un moyen de recentrer la dynamique du couple autour de la sexualité. En effet, elle oblige l’homme à prendre davantage compte des envies et désir de la femme, de manière à la satisfaire (pas que sexuellement) : de même qu’elle oblige la femme à jouer avec la frustration de son partenaire en stimulant son désir. Plus il y aura provocation et stimulation érotique (physique ou psychologique) et plus l’homme vivra intensément sa délivrance. Accessoirement, plus le couple aura envie de se retrouver pour célébrer la chose.

Dis, chéri, tu voudrais bien porter une cage à bite pour moi ?

Par contre, une fois de plus, le pouvoir et la réussite de ce jeu seront entièrement aux mains de la femme. Sans comportement adapté de sa part, le jeu perd une grande partie de son intérêt. En conséquence, il lui faut mettre en scène un rôle de dominatrice qui peut plus ou moins lui convenir (cf notre série d’articles « Le Monde des Dominatrices  »). Il lui faudra aussi davantage se connecter au monde de la sexualité. Enfin, il convient aussi d’établir quels profits elle pourra en tirer à jouer ce jeu. S’il s’agit de frustrer les deux, on va dire que cela n’a trop de sens…

Bien entendu, on peut placer directement cette pratique dans un cadre très BDSM pour les couples qui en sont adeptes. Pour les autres, il pourront découvrir dans ce geste de l’homme une forme de pratique quasiment romantique. En effet, il faut avoir en tête que, pour l’homme, être ainsi contraint par une femme à la chasteté s’apparente au mythe du Chevalier servant. En effet, il lui appartiendra de devancer les désirs de la femme et d’obéir à ses exigences de manière à gagner ses faveurs (de manière à obtenir sa libération). En ce sens, la femme devient dans ce contexte une princesse. Et cette dernière, en tant que telle, aura le droit d’assouvir tous ses fantasmes ou caprices (pas nécessairement sexuels) qui lui passeront par la tête. Et plus elle sera imaginative ou exigeante en la matière et plus son partenaire sera dans ce rôle de Chevalier servant. Ses seules motivations seront de la servir et de lui faire plaisir. A elle d’en profiter.

Si vous avez des problèmes avec ça, la Madame a ce qu’il vous faut pour y remédier…

La seule règle qu’elle devra avoir en tête sera de maintenir une tension érotique quasi permanente pour donner vie aux fantasmes de l’homme ou pour ressentir la force de son contrôle sur lui (et de ne pas craindre d’en abuser). En ce sens, il n’est pas nécessaire d’être adepte de BDSM pour y jouer. Il convient le plus souvent d’y greffer ce qui rentre dans l’imaginaire de votre couple pour en tirer bénéfice. Il faut bien voir qu’il s’agit d’une expérience potentiellement très intense pour lui.

Par contre, si la femme ne sent pas du tout à l’aise avec ce jeu, il convient de s’abstenir, tout comme il convient d’être vigilant quand on la force à jouer le rôle d’une dominatrice si cela est contre sa nature. De même, si l’homme ne se sent pas prêt à céder sa virilité ou à perdre le contrôle de cette manière, mieux vaut l’éviter. Comme toujours, la sexualité nécessite un consentement réciproque. Et nous privilégions ici la complicité et l’harmonie des couples dans toute leur forme et sans aucun jugement.

Mais avant de rentrer d’aborder sérieusement le sujet, nous vous proposons ce petit témoignage de nos débuts (un peu laborieux).

Les mésaventures de Songe avec les cages de chasteté

Je suppose, pour ceux qui sont intrigués par cette problématique, qu’ils se posent la question de savoir dans quoi investir. Pour ma part, j’ai toujours trouvé que les cages métalliques étaient plus esthétiques et devaient donner plus de sensations, alors que celles en plastique donnent un air un peu ridicule. Aussi, quand j’ai voulu en acheter, je me suis rendu dans un sex-shop, histoire de me rendre compte, et en ai pris une en métal. Il faut savoir que cela écoute assez cher, très vite autour de 70/80 euros. Disons qu’on n’a pas envie de se tromper…

En l’occurrence, il y avait trois modèles disponibles en boutique, dont deux en métal mais avec une qui me semble très petite. Donc je prends l’autre, sachant que celle en plastique coûte pareille. Elle est constituée d’une sorte de tube coudée et de son anneau en métal. Je me dis qu’une fois dedans, mon attirail va ressembler à un robinet…

Je rentre chez moi pour l’essayer au plus vite. Et là, gros problème ! Je ne rentre pas dedans ! Et pour la première fois de ma vie, je prends des mesures de mon sexe non pas en longueur mais en diamètre. Elle fait à peine 3 cm tandis que mon sexe au repos fait plutôt 4 cm. Je précise que je ne suis pas forcément monté comme un taureau, en pleine forme, je dois monter à 14/15cm insérable. Donc grosse déception…

Mon premier modèle ressemblait à ça…

Dès le lendemain, je repasse au sex-shop et j’explique mon problème. Le vendeur accepte de la reprendre et je me rabats sur celle en plastique. Je ne suis pas certain qu’elle soit forcément beaucoup plus large mais je me dis que le plastique doit offrir un peu plus de souplesse pour l’enfiler.

Donc, retour à la maison pour l’essayage. Et là je me retrouve face à une sorte de puzzle dans un petit sachet en plastique, mais sans mode d’emploi. Du genre une vingtaine de pièces sans savoir à quoi ressemble le résultat final. Je ne me laisse pas abattre et assemble ce qui semble vouloir s’emboîter, sachant que je comprends que c’est surtout l’anneau qu’il faut monter (et qu’il y a plusieurs diamètres assemblables). Une fois que j’ai compris le système de fixation de la partie cage avec l’anneau obtenu tout devient logique et je me retrouve avec ma deuxième cage à tester.

Mon second modèle, celui en plastique, est de ce genre

En fait, c’est presque pareil, sauf que j’arrive à en glisser un bout en forçant, car le plastique est souple (et mon sexe mou aussi). Mais le résultat n’est pas terrible non plus. En gros, j’ai le gland et deux centimètres dedans. C’est un peu ridicule, on dirait que j’ai un petit truc au bout de mon sexe… Mais malgré tout, j’ai la sensation d’être un peu encagé. Je la porte quelques instants.

Mais, avant d’en parler à Yvresse, je veux tester de la porter pendant la nuit, histoire de découvrir comment je vais le vivre. L’idée m’excite même un peu. Donc, j’attends qu’elle s’endorme pour la reporter en cachette. A nouveau, je peine à la glisser dedans, il faut dire que l’excitation a contribué à grossir le diamètre (je ne suis pas au stade de l’érection, mais visiblement l’impact sur le diamètre est déjà plus que là !). J’ai beau essayer de tout bourrer, impossible de l’enfiler. Je suis obligé de passer de l’eau froide dessus pour retrouver des dimensions à nouveau compatibles. Mais autant vous dire que le résultat n’est pas très convaincant.

En fait, mon sexe est rentré dedans sur 3 ou 4 cm, ce qui veut dire que j’ai guère plus que le gland dedans et que l’essentiel de l’artillerie en en dehors et fait une sorte de plie entre la cage et l’anneau. Mais bon, je porte bien une cage, et c’est l’essentiel. Du moins, c’est ce que je me dis…

Une fois dans le lit, je me rends très vite compte de la gène qu’il y a à porter une cage. Et en soi, c’est bien ce qu’il faut. On ne se sent pas libre, on doit faire attention quand on bouge et on oublie de dormir sur le ventre, parce que la cage a un dispositif avec des tiges en plastique pour relier l’ensemble, dont une possède un trou pour glisser le verrou. Donc pas facile de faire abstraction de la chose. Moi qui n’est pas un bon sommeil, cela me perturbe. Et encore une fois, cela m’aide à percevoir le prix de cette chasteté forcée.

Au bout d’un moment, je finis par m’endormir. Puis, la cage me réveille à cause des érections nocturnes. C’est presque douloureux. L’anneau tire sur les testicules et… mon sexe passe à travers la fente de la cage qui permet d’uriner. A force, ma peau est irritée au point où je décide de tout retirer (il faut dire qu’à force de tentative pour la faire rentrer dedans, je devais déjà m’être un peu). Une autre nuit, mon sexe a même réussi à se libérer tout seul (sans doute qu’en se contractant tout à fait, les quelques centimètres qui étaient dedans n’ont pas suffit à la maintenir coincer).

C’est le modèle que j’utilise en métal

Donc voilà, mes premières expériences avec les cages de chasteté. Bien entendu, j’en ai ensuite cherché sur le net avec des dimensions plus adéquates. Il se trouve que 80 % des cages (si ce n’est plus) font moins de 4cm. J’en ai trouvé une qui faisait 4,5 cm en métal, du moins, c’est ce que le site disait, mais il s’agit du diamètre externe. En gros, en interne, on est à guère plus de 4cm. Je vais être honnête, quand je suis très au repos, j’y rentre totalement, mais dès que je bande et débande, mon sexe a tendance à se retrouver dans une position mi-insérée pas très orthodoxe. En fait, il finit par se courber et à être de moins en moins dedans. Et il me semble qu’une fois, à force d’être si peu dedans, il a réussi aussi à s’en extraire tout seul.

Encore aujourd’hui, c’est la cage que j’utilise pour jouer. Je la trouve assez esthétique (même si Yvresse trouve que, quand je me mets à bander, cela ressemble à un saucisson, notamment avec la chair gonflée qui déborde entre les parois métalliques, quand je commence à bander, et ne trouve plus ça très sexy mais plutôt ridicule ou comique).

A partir de mes mésaventures, j’en ai déduits quelques conseils et, à partir de mes lectures complémentaires, je tiens à vous alerter que ce jeu n’est pas sans dangers…

III- LE CHOIX du MATERIEL, CONSEILS PRATIQUES et Les DANGERS à CONNAITRE lors d’une UTILISATION CONSTANTE

1- Le choix de la cage de chasteté : Alors, plastique ou métal ?

Le Plastique

Avantages Inconvénients
• Le montage est ludique si, comme moi, vous n’avez pas le mode d’emploi en main à l’achat.

• Généralement, d’après les dominatrices, les cages en plastique sont plus faciles à porter quand on débute. Et je confirme. Les cages en métal blessent davantage la peau, parce que parfois elle se coince malgré nous entre la partie anneau et la partie cage. Et ça peut faire très mal (y compris quand on l’enfile au moment de mettre le cadenas).

• Elles sont supposées être moins chères. Pour ma part, je ne trouve pas spécialement. Ma deuxième cage en métal a dû me coûter autour de 45 euros (avec une promo à -30 %) et moins cher qie celle que j’avais pris en plastique.

• Elles sont recommandées pour la pratique du sport, car le métal risque de vous gêner, voire de vous blesser.

• Le plastique est moins esthétique.

• La cage peut se démonter même avec le cadenas et permettre de se libérer quand on veut (en tout cas, la mienne). A dire vrai, le mécanisme des pointes pour tenir le tout n’est pas très au point. Il est arrivé qu’il se démonte tout seul…

• Le plastique est tellement souple que la fente pour uriner peut s’ouvrir suffisamment pour que le sexe passe au travers (là aussi, je parle de la mienne).

• Elles sont moins hygiénique car la peau ne respire pas forcément et l’humidité occasionnée par l’urine amplifie les mauvaises odeurs et les risques d’infection de la peau dans le cas de port prolongé.

Vous pourrez constater qu’il y a le choix question modèles…

Le Métal

Avantages Inconvénients
• C’est plus esthétique. L’image colle plus au BDSM que le plastique, soyons honnête. Dans l’inconscient collectif, une cage, c’est du métal, pas du plastique mou.

• Le métal renforce les sensations de contraintes. L’homme doit être beaucoup plus vigilant quand il s’assoit et se couche. Donc il sent davantage le prix de cette chasteté forcée et, par conséquent, se sent plus dominé.

• Elles sont faciles d’entretien et plus hygiéniques car la peau peut parfaitement respirer.

• La contrainte est plus forte. Convient moins à des débutants, mais là aussi dans un cadre non ludique avec port vraiment prolongé.

• Les différentes parties métalliques peuvent coincer la peau à l’installation et à l’usage en fonction des positions, et occasionner des petites blessures (pincement) ou irritation du gland pendant la nuit du fait des érections nocturnes.

• Nécessité de parfaitement connaître les dimensions de l’appareil génital.

Quelques conseils généraux à bien avoir en tête avant de se lancer

Sur le matériel :

1- Je n’ai pas essayé, mais je pense que les modèles courbés à la verticales (qui place le sexe tête en bas) sont mieux. En effet, si la cage permet une certaine horizontalité, elle ne contrarie pas totalement l’érection et le sexe peut commencer à se redresser. Et plus ce sera le cas, et plus cela douloureux, notamment la nuit. La mienne est assez esthétique mais je pense qu’elle autorise trop d’horizontalité.

2- Les meilleurs cages sont celles qui s’adaptent parfaitement à votre anatomie. Elles doivent être ni trop longues (problème d’érection douloureuse) ni trop étroite en diamètre (vous ne rentrerez pas dedans). Donc prenez bien vos mesures avant et éventuellement renseignez-vous si le diamètre mentionné est intérieur ou extérieur (ce qui est a priori généralement le cas). Cela veut dire qu’il faudra sans doute déduire 0,5cm du diamètre des cages en question.

3- Ayez toujours un double des clés du cadenas (surtout pour les cages en métal) au cas où vous la perdiez, sauf à ce que vous soyez expert en pince coupante et scie à métaux pour vous libérer sans vous blesser… En tout, assurez-vous qu’au moins l’une d’entre elles est bien en lieu sûr avant de fermer le cadenas… Et encore plus si la dame censée la garder est du genre étourdie…

4- La taille de l’anneau ne doit pas vous serrer trop pour ne pas perturber la circulation sanguine. A contrario, il doit être suffisamment ajusté pour que vous ne puissiez pas vous libérer. Ils sont soit ouvrables (attention aux risques réels de pincement mais plus pratique) soit rigide (vous devez glisser une à une vos testicules dedans, ce qui rend à mon sens impossible d’en avoir un de bien ajusté). Je ne connais que le premier modèle. Mais l’anneau de ma cage métallique est trop grand, je peux me libérer en y passante mes testicules à travers…

Sur la pratique :

1- Prenez bien vos mesures en étant le plus au repos possible. Certains conseillent de prendre avant un bain chaud pour être parfaitement détendu. Il convient de connaître le tour de votre sexe au niveau de votre scrotum pour déterminer la taille de l’anneau. Pour cela, utiliser une ficelle que vous ajuster en serrant juste ce qu’il faut pour que vous puissiez glisser un doigt. Mesurez aussi la longueur dans les mêmes conditions de relaxation (avouez que vous ne vous êtes jamais mesuré dans ces circonstances) et gardant 1,5cm de sécurité. Et vérifiez que le diamètre de votre sexe soit bien entre 3 et 4cm, sinon vous devrez être vigilant avant d’acheter votre cage, car les modèles plus grands deviennent rares.

2- Ne portez pas la cage pendant la nuit quand vous débutez si vous avez beaucoup de travail ou que vous avez une grosse journée. Cela nuit énormément à la qualité du sommeil. D’après les témoignages que j’ai pu obtenir, il faut des mois entiers pour que le port nocturne de la cage n’occasionne pas de tels désagréments. Donc, pour débuter, contentez-vous de jouer pendant la journée, quitte à organiser le rituel dès le levée du lit.

3- Ne confiez la clé de la cage qu’à une personne de confiance qui soit mature et stable psychologiquement… Et que les règles et l’esprit soient bien définis entre vous avant… On parle d’un jeu qui n’est pas innocent et qui peut avoir des conséquences psychologiques voire être dangereux sur la santé à long terme (on y reviendra).

4- Il n’est pas nécessaire d’avoir une vraie cage pour jouer à la chasteté forcée. Il existe une alternative qu’on nomme la cage mentale. L’homme n’a le droit de jouir que sur consigne de la femme. Avec une telle règle, vous pourrez déjà vous tester et vous amuser. Par contre, si vous vous masturbez dès que Madame a le dos tourné en trichant ou quand elle vous fait confiance, dîtes-vous que cela n’a aucun sens et que vous vous mentez à vous-même…

Les Dangers des cages de Chasteté

Sur le plan de la santé

1- Il est déconseillé de porter non-stop une cage à la fois pour des raisons d’hygiène (les parties génitales doivent être régulièrement nettoyées) et physiologiques (les érections sont nécessaires pour irriguer et nettoyer le corps spongieux). En clair, il est conseillé de laisser l’homme au moins bander quelques fois la journée s’il doit rester encagé la nuit.

2- Nous y reviendrons, mais le port très prolongé d’une cage de chasteté (du genre en permanence pendant des mois) peut endommager votre virilité et occasionner un raccourcissement de votre sexe (a priori pas irréversible si vous interrompez ce jeu à temps).

3- Il peut également altérer votre métabolisme via la réduction de production de testostérone qui, contrairement à ce qu’on imagine, ne sert pas qu’à bander… Avant de vous lancer dans cette aventure, nous vous invitons vivement à vous renseigner sur l’ensemble des rôles qu’a cette hormone pour l’homme et surtout de ce qu’entraînerait des carences, car vous n’avez pas idée de tout ce qu’elles impliqueraient. Bref, si vous souhaitez vous lancer dans une relation complètement contrôlée par la femme, renseignez-vous bien avant sur les risques pris et des conséquences occasionnées par une telle décision sur votre santé.

Mais, bien entendu, s’il s’agit d’un jeu amoureux, inutile de vous effrayer pour quelques jours (et plus)…

Sur le plan psychologique

Attention, notre propos qui va suivre pourrait blesser certains hommes qui en sont adeptes de manière permanente. Nous précisons que nous ne portons en aucun cas un quelconque jugement sur eux mais de prévenir ceux qui seraient attirés pour qu’ils se lancent dedans en connaissance de cause. Encore une fois, ce blog n’est peut-être pas le bon endroit pour lire une apologie sans nuance. Il en existe suffisamment pour cela, dont certains sont très bien faits et bien documentés. Mais il est cependant rare de trouver un esprit critique sur la question.

Dis-moi, bébé… après 4 mois dans cette toute petite cage… Est-ce que tu te souviens au moins de la sensation d’une érection ?

Concernant les préjudices et conséquences psychologiques, la volonté pour un homme de vouloir être encagé en permanence peut être un refuge pour ne pas affronter des questions plus profondes, notamment sur son propre rapport à la sexualité (et qui pourrait expliquer l’origine de ce besoin de chasteté). Bien entendu, s’il se sent plus heureux ainsi, il n’y a pas à porter de jugement particulier. Mais il est possible que cela soit aussi une façon pour lui de fuir sa propre sexualité et simplifier sa relation avec les femmes. Difficile de dire pour son équilibre si un traitement des causes profondes apporterait des solutions pour les résoudre ou au contraire des complications psychologiques plus destructrices.

Aussi cette cage est certes une solution simple mais la femme qui l’exigerait ou l’accepterait de son homme devrait elle-même s’interroger sur le sujet et chercher à comprendre ce que cela dissimule et peut-être réfléchir sur comment aider son partenaire autrement (ou en même temps). Cela dit, encore une fois, si cela fait son bonheur ou celui des deux protagonistes, alors inutile de se torturer l’esprit.

Autre risque : celui de la dépendance psychologique. A la longue, certains hommes la développent et angoissent même de ne plus devoir la porter. Comme plus ou moins dit précédemment, cette chasteté forcée peut être un refuge pour refuser d’affronter la réalité et certains de ses problèmes, notamment la pression que peut ressentir l’homme dans l’acte sexuel.

Par ailleurs, cette chasteté peut entraîner une spirale dépressive. Tout d’abord, elle développe une image dévalorisante de soi (mais certains hommes la recherche dans leur soumission). Ensuite, un sommeil de mauvaise qualité allié à la baisse de production de testostérone agissent également sur l’humeur, avec une irritabilité accrue, et peuvent favoriser le terrain de la dépression.

Encore une fois, ceci n’est pas systématique, certains hommes s’y retrouvent et se créent une nouvelle forme d’équilibre en n’ayant plus à endosser le rôle du mâle dominant et virile qui les mettait mal à l’aise depuis sans doute toujours. Et il faut certainement du courage pour l’assumer aux yeux des autres et de la femme avec qui on partage sa vie. Donc, aucun jugement de notre part, juste une mise en garde si jamais vous identifiez certains de ces symptômes.

Pour un homme dans la chasteté, le pegging est un excellent moyen de lui faire découvrir de nouvelles formes de plaisir orgasmique qui n’implique pas son pénis

Dernier point. La cage de chasteté est une forme de castration de l’homme. Ceci va donc à l’encontre du modèle de représentation un peu cliché qu’on rattache habituellement à l’homme, notamment sur le plan sexuel, qui se doit être fort, protecteur, virile, un peu dominant et macho. Donc pour instaurer ce jeu dans votre couple, encore faut-il que la femme s’y retrouve et y soit réceptive et ne fantasmerait justement pas cette image cliché de l’homme, notamment au niveau sexuel. En effet, il est plus courant qu’elles soient attirées elles-mêmes par la soumission que pas la domination (il n’y a qu’à voir l’abondance de littérature érotique à leur destination , style Nuances de Grey).

Et enfin, si elles acceptent dominer, elles le font parfois avec un comportement de soumission en cherchant à faire plaisir avant tout à leur partenaire masculin. Il ne faut pas oublier que seulement à peine 10 % des femmes seraient de vraies dominatrices dans l’âme. Donc, là aussi, avant d’imposer votre fantasme, assurez-vous que vous n’allez pas à l’encontre de la représentation fantasmagorique qu’elles ont développée, auquel cas cela peut être très destructeur pour votre relation, puisque elle pourrait projeter sur vous une image qui irait à l’encontre de son idéal. Au lieu d’être un objet de désir, elle vous associera à des projections profondément non-érotiques pour elle. D’ailleurs, même les dominatrices fantasment cette image virile puisque certaines d’entre elles peuvent avoir recours à un « bull » (en français on dirait un homme étalon), à la fois surpuissant et souvent très bien membré (soit la caricature qu’elles sont censées combattre, mais dont elles useraient également dans un jeu de D/S où elles seraient une sorte de reine à satisfaire) ;

Conclusion

Comme dit précédemment, nous n’avons pas la prétention de détenir une vérité et de vous l’imposer. Le contenu de ce billet est là pour ouvrir les horizons et vous faire part de notre vision du sujet et des des problèmes qui peuvent en découler. Il a été conçu d’après notre expérience et des échanges que Songe a pu avoir avec des hommes et femmes, notamment sur Tumblr. Si le sujet vous passionne, nous vous invitons à compléter cette lecture avec d’autres sources qui vous apporterons certainement d’autres éclairages (sachant que nous y reviendrons avec une approche plus opérationnelle et que nous vous allons vous proposer dans la foulée le témoignage d’un autre couple).

Ca, vous aurez compris, c'est uniquement si Monsieur aura été gentil avec Madame…

Pour conclure ce premier volet du thème, il s’agit d’une pratique qui n’est pas anodine et dont la signification peut être très lourde de sens et d’enjeu. L’une des vertus de la cage de chasteté nous paraît, quant à nous, justement de jouer avec cette représentation masculine dont les débordements ne cessent d’être dénoncés ces derniers temps et de laisser les clés à la femme pour la tourner en ridicule et la démystifier. Il ne va pas sans dire qu’il y a maints jeux érotiques pour l’explorer et s’en amuser (sans forcément basculer dans la Domination/soumission pure et dure) et que nous essaierons de creuser ultérieurement. Par contre, c’est, comme toujours, au couple de trouver son équilibre, en dialoguant et en étant à l’écoute de chacun, en ayant conscience des enjeux et dangers qu’il peut y avoir pour chacun.

Dans un prochain billet, nous tâcherons de vous donner quelques conseils pratiques pour jouer entre vous et de vous expliquer comment le pegging s’associe très bien avec les jeux autour de l’utilisation de ces cages ou la pratique régulière de la chasteté masculine, car c’est quand même le thème principal de ce blog, ne l’oublions pas !


Source : lepeggingamoureux.eklablog.com

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